Montaigne : - La véritable éducation consiste à développer le jugement.
- Chacun doit avancer à son pas et avec les forces de son esprit. L’enseignement collectif ne le permet pas.
- Savoir par cœur n’est pas savoir.
- Le précepteur fera lire, réfléchir, observer beaucoup, voyager.
- Nous ne travaillons qu’à remplir la mémoire et laissons l’entendement et la conscience vides…
- On donnera de l’importance à l’histoire, celle des hommes plus que des évènements. L’Histoire bien comprise présente l’homme et les actes humains en « situation ».
Jean- Baptiste de la Salle : - Il ne suffit pas d’instruire, il faut surtout « éduquer », faire naître et grandir.
- (…) il faut que toutes les paroles soient claires et faciles à comprendre.
Jean Bosco : On ne peut accompagner des jeunes gens sans accepter ce qu’ils sont, sans s’intéresser à leur histoire et sans chercher à souligner leur savoir-faire. (la notion de respect du jeune constitue la base inaltérable du projet salésien) Sans affection pas de confiance, et sans confiance pas d’éducation.
Fenelon : - c’est en observant « les ouvertures dans l’esprit de l’enfant » que, selon les occasions, on saisira la conduite à tenir, les éléments d’information ou d’enseignement à donner.
- Il faut se contenter de suivre et d’aider la nature.
- Ne pressez point les enfants, contentez-vous de les former peu à peu, selon les occasions, naturellement.
- Laissez donc jouer l’enfant et menez l’instruction avec le jeu.
- Ce qu’il y a de très important, c’est de laisser affermir les organes en ne pressant point l’instruction.
- Adressez-vous à son instinct de curiosité et d’imitation.
Rousseau : S’il (l’enfant) se trompe, laissez-le faire, ne corrigez point les erreurs, attendez en silence qu’il soit en état de les voir et de les corriger lui-même ou tout au plus, dans une occasion favorable, amenez quelque opération qui les lui fasse sentir. S’il ne se trompait jamais, il n’apprendrait pas si bien.
Pestalozzi : Pour les jeunes enfants, sa référence constante était l’éducation familiale, l’éducation par la mère. Sauf cas de force majeur, il ne veut pas que l’enfant entre à l’école avant huit ans et, à tous les âges, il veut une éducation familiale. Il prône une éducation proche de la nature, aussi naturelle que possible, facilitant l’éducation de la liberté qui commence par la liberté laissée à l’enfant dans le cadre d’une obéissance confiante.
« que ton enfant soit libre autant qu’il peut l’être (…) Laisse-le par lui-même voir, entendre, trouver, tomber, se relever et se tromper. Point de paroles, quand l’action, quand le fait lui-même est possible ! Ce qu’il peut faire par lui- même, qu’il le fasse !… »
Ses inventions : les lettres mobiles pour la lecture, l’exercice de la bonne audition, le repérage des sons qu’il faut distinguer, le tracé de dessins exacts pour l’écriture, de carrés partagés de façons diverses mais égales pour les fractions.
Froebel : Créateur des « jardins d’enfants », il invente le mobilier à la dimension des petits. Il perfectionne l’apport de Pestalozzi : pour l’écriture et la lecture : on part des sons et on les relie à leur signe écrit (les lettres). Froëbel utilise de grandes lettres mobiles et la leçon à trois temps qui fait prononcer distinctement le son, le maîtriser et l’écrire.
Les enfants peuvent apprendre à lire en quelques semaines lorsqu’ils sont mûrs pour aborder ces apprentissages.
Itard : Ses inventions : les emboîtements plats et les encastrements ; le dessin des contours d’objets et les objets à disposer sur ces dessins ; les objets à disposer en ordre et à remettre dans le même ordre ; les images d’objets et les étiquettes à leur associer ; les lettres mobiles en creux et en relief et leur boîte de rangement ; les bandeaux pour isoler le toucher de la vue ; l’eau à diverses températures ; …
Seguin : il perfectionne les inventions de Itard, il ajoute « la leçon d’immobilité ».
Pédagogie active et personnalisée. « La conscience s’appuie sur la plante des pieds. »
Ses inventions : les barres rouges et bleues ; les fuseaux ; les Table de Séguin ;
matériel aux couleurs symboliques pour la numération ; les formes à dessin ; les lettres rugueuses et mobiles.
Aujourd’hui encore, on peut dire que l’on n’a guère fait mieux que lui.
L’abbé de Tourville : La famille et l’éducation sont corrélatives et la famille n’existe que our l’éducation et par l’éducation pour élever non seulement ses enfants mais l’humanité entière. Il la faut pour cela vigoureuse et saine, avec à la base un soin particulier pour fortifier et viriliser la santé… sans en excepter les filles. Il faut que cette éducation soit la plus personnelle possible.
Montessori : - « Le mouvement est le facteur indispensable à la construction de la conscience ». D’où la marche sur la ligne, les exercices d’équilibre, de rythme.
- A vrai dire, le matériel de Maria Montessori est fondamentalement celui qu’Edouard Séguin et le Dr Bourneville avaient longuement expérimenté et mis au point.
- Toutefois, pour elle, le « matériel », les « techniques éducatives », ne sont efficaces que dans la mesure où elles rendent l’enfant capable d’agir par lui- même et de se développer par sa propre activité, d’assurer son travail et son progrès, lui-même, d’en être conscient et responsable, dans un climat d’entraide et d’échange.
- « Ne me louez pas, ni moi, ni la méthode que j’ai créée ; ce qui compte ce n’est pas ma personne, ce sont les qualités et les pouvoirs cachés dans l’enfant. Parce que je vous dis qu’ils sont merveilleux, vous me considérez comme une merveille ! Ne me regardez pas. Regardez l’enfant. Je peux disparaître, il grandira ».
Note personnelle de Laurence : ce livre est rempli de trésors ! Il a nourri ma réflexion sur la pédagogie et à élargi mon champ de vision de façon extraordinaire ! Vraiment, avoir une vue d’ensemble permet d’être plus libre dans nos choix et de ne pas « idôlatrer » une pédagogie, un pédagogue… J’ai quand même un petit faible pour Pestalozzi, sûrement parce qu’il prônait l’éducation familiale ! Et aussi pour Fénelon (laissez jouer les enfants !). Editions Don Bosco – www.editions-don-bosco.com