Je me promenais dans la forêt Amazonienne. Il y avait plein d’arbres et plein d’animaux. Je tombai sur un jaguar, il voulait me manger toute crue. Une flèche toucha le jaguar à la poitrine et il s’écroula avant de me sauter dessus. J’étais terrifiée !
Un petit garçon sauta d’une branche d’arbre. Il était tout nu avec juste un arc et un carquois et à son menton un morceau de bois coincé dans la bouche.
Il m’emmena dans son village. Il n’y avait pas de voitures, ni de maisons. Ils dormaient dans un hamac et vivaient tous ensemble dans des cases ouvertes.
On a joué ensemble, on s’est baigné avec les autres enfants et même les parents jouaient avec nous !
On s’est reposé dans les hamacs et je me suis endormie.
Heureusement car ils ont fait la fête tout le nuit. Les hommes buvaient une boisson qu’ils devaient recracher pour éloigner les mauvais esprits et ils dansaient en frappant le sol avec un bâton. Ils étaient maquillés avec des parures pleines de plumes.
Jirusihu, mon ami Zo’é, m’emmena avec les autres enfants et pendant que nous nous entrainions à l’arc, il y eu un drame. Le frère de jirusihu se fâcha car un de ses camarades avait cassé une de ses flèches. Mais au lieu de crier, de se disputer, tous les autres enfants entourèrent le frère de mon ami et le chatouillèrent jusqu’à ce que celui ci demande grâce ! Les Zo’é ne se disputaient pas, n’avaient pas de prison, ils chatouillaient !
Quand nous sommes revenus au camp, je remarquais des bébés d’environs deux ans, jouant dans le sable, leur cheville attachée à une corde. En fait, ils attachent les petits par peur du jaguar qui les avaleraient tout crus !
On mettait un morceau de bois assez fin, dans le menton des garçons de 8 ans et un peu plus jeune pour les filles. Ce rite initiatique était très important pour eux. Quand ils grandissaient, on changeait le bâton pour un plus gros.
Leur travail était essentiellement pour fabriquer les objets qu’ils utilisaient, pour se nourrir, pour chasser, réparer leurs arcs, faire du savon avec une essence d’arbre....
je retrouvais mes parents, mais j’étais triste de quitter les Zo’é.



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