On part du principe que l’enfant dès sa naissance entre en apprentissage de lui même, c’est le mouvement même de la vie. Ce qui nous semble évident pour la marche, la parole...pourquoi ne ferions nous pas confiance dans le reste ? La lecture, écriture, culture..etc
Les cas de unschoolers ont montré que chaque enfant, à son rythme propre, va développer ses apprentissages. L’un va lire à 4 ans, l’autre à 8, 10. Certains vont s’intéresser aux maths en jouant aux légos ou en pratiquant d’abord la division. Autant d’enfants que de méthodes d’apprentissages ( c’est pour ça que j’ai depuis longtemps abandonné l’idée de ne garder qu’une seule pédagogie). Ils vont très tôt s’intéresser à des sujets qui "eux" les passionnent. Bien sur, notre rôle à nous parents, c’est d’être attentifs, de proposer le petit plus, pour aller plus loin si l’enfant le demande : d’acheter les livres qu’il faut, de rencontrer un professionnel, de visiter le musée, de proposer le voyage, de répondre aux questions ou du moins de chercher avec eux une réponse...etc
Il y a aussi dans la mouvance des Etats Unis un coté qui va plus loin encore : Les enfants gèrent eux même leur temps du coucher/lever, l’heure où ils mangent... Bon là, en France ce serait de la science fiction ! Laissons cette façon d’éduquer s’inscrire dans notre propre culture, à son rythme.
Beaucoup pensent que s’ils laissaient leur enfant, il ne ferait rien. Surement, si c’est à l’issu d’une déscolarisation, pendant un certain temps il faudra un état de décompression, mais a un moment le naturel reprendra ses droits ! Si l’enfant depuis sa naissance est pris dans cette mouvance il ne fera jamais rien ! Regardez à quoi un enfant joue ? A la poupée, la dinette, marchande, pompier, construction : ils imitent les grands ! Ils ne pensent qu’à atteindre leur être en devenir ! Ma fille de 7 ans, lit, écrit, dessine, se cultive tous les jours et de 7h du matin à 9h du soir et de son plein gré.
La seule chose qui pourrait nous freiner, c’est de se dire : " c’est bien beau, mais s’il est obligé un jour d’aller à l’école ? "
Et bien, il faut faire confiance aux capacités de l’enfant à s’adapter. Il y a eu des cas et à chaque fois ce qui a été le plus difficile, c’est de s’habituer aux consignes et ne pas mourir d’ennui !
et parfois des enfants qui ont voulu ( donc, de leur volonté) passer un examen, se sont donnés les moyens d’y arriver.
Pour ceux qui lisent l’anglais, il y a des tas de blogs de unschooling, beaucoup plus pratiqués aux EU. Pour nous, il nous faut nous contenter des quelques cas autour de nous et d’André Stern, bien sur !


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