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	<title>L'&#233;cole en pyjama</title>
	<link>http://www.ecole-en-pyjama.net/</link>
	<description>Site g&#233;n&#233;ral sur l'&#233;cole &#224; la maison. Articles de presses, r&#233;fl&#233;xions, vid&#233;os sur l'instruction en famille, l'&#233;ducation et l'instruction dans notre soci&#233;t&#233;, sur le homeschooling, le unschooling...</description>
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		<title>L'&#233;cole &#224; la maison aux Etats -Unis</title>
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		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte :&lt;/strong&gt; Peter Hossli &lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt; Charly Kurz&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
De plus en plus d'Am&#233;ricains d&#233;cident de scolariser leurs enfants chez eux, persuad&#233;s que l'enseignement &#224; domicile les pr&#233;pare mieux &#224; la vie que l'&#233;cole. Quatre familles ayant fait ce choix nous ont ouvert leurs portes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L150xH34/arton385-f721c.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='34' class='spip_logos' style='height:34px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici un article, sur 4 familles Am&#233;ricaines pratiquant le home et le unschooling trouv&#233; sur ce &lt;a href='http://www.hossli.com/articles/2008/06/03/l%E2%80%99ecole-a-la-maison/' class='spip_out'&gt;site.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong&gt;L'&#233;cole &#224; la maison&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
De plus en plus d'Am&#233;ricains d&#233;cident de scolariser leurs enfants chez eux, persuad&#233;s que l'enseignement &#224; domicile les pr&#233;pare mieux &#224; la vie que l'&#233;cole. Quatre familles ayant fait ce choix nous ont ouvert leurs portes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte :&lt;/strong&gt; Peter Hossli &lt;strong&gt;Photo :&lt;/strong&gt; Charly Kurz&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_404 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L400xH267/homeschooling4-5ed3b.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le visage s&#233;v&#232;re, Patti Hunt est assise au bout de la table et pr&#233;sente un tableau de Rembrandt. Elle d&#233;crit les jeux de lumi&#232;re &#224; Kayla, 10 ans, et &#224; Lucy, 9 ans, qui &#233;coutent attentivement. Patti ouvre une Bible, cherche le passage qui a inspir&#233; cette toile au ma&#238;tre hollandais de la Renaissance. Lentement, elle lit les versets &#224; ses filles qui prennent des notes. &#171; Maman, un biscuit &#187;, s'&#233;crie tout &#224; coup Raymond, 4 ans, jusqu'alors occup&#233; &#224; dessiner. La m&#232;re tente de le faire patienter, mais Raymond jette ses crayons par terre en criant. Inutile de songer &#224; continuer le cours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez les Hunt, cette sc&#232;ne n'a rien d'exceptionnel. Comme dans pr&#232;s de deux millions de foyers am&#233;ricains, les parents font l'&#233;cole &#224; leurs enfants. Les Hunt vivent &#224; Littlestown, en Pennsylvanie. C'est la m&#232;re, ancienne enseignante de 38 ans, qui fait la classe. Le programme ? C'est elle qui l'a &#233;labor&#233;. Les &#233;l&#232;ves ? La fratrie. La salle de classe ? La cuisine. Actuellement, ce mode d'enseignement gagne du terrain aux Etats-Unis. Le nombre d'enfants scolaris&#233;s &#224; domicile augmente de 15% chaque ann&#233;e. Loin de toucher une cat&#233;gorie sociale pr&#233;cise, le &#171; homeschooling &#187; s&#233;duit un public large, aussi bien lib&#233;ral que conservateur. Les croyants veulent mettre l'accent sur la foi religieuse. D'autres parents, nombreux, d&#233;plorent la pi&#232;tre qualit&#233; de l'&#233;cole. Les m&#232;res de surdou&#233;s ou d'enfants stars pr&#233;f&#232;rent aussi leur faire la classe &#224; la maison. Patti Hunt voudrait que les cours d'&#233;ducation sexuelle se fassent sous son toit, mais elle veut surtout &#171; la meilleure &#233;ducation possible pour les enfants &#187;, dont elle affirme conna&#238;tre les besoins mieux que quiconque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enthousiasme facilite l'apprentissage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au mur sont accroch&#233;s des cartes de la Pennsylvanie et des Etats- Unis, ainsi que quelques tableaux de Rembrandt. Sur un pupitre, les livres de math&#233;matiques et de biologie s'entassent. &#171; A la maison, mes enfants apprennent plus de choses qu'&#224; l'&#233;cole &#187;, dit Patti Hunt. Au lieu de suivre le programme officiel, elle enseigne &#224; ses filles ce qu'elles ont envie d'apprendre. &#171; On apprend bien mieux quand on s'int&#233;resse &#224; un sujet &#187;, explique-t-elle. A l'&#233;cole, on se contente souvent de bachoter en vue des examens. &#171; Une fois l'&#233;preuve pass&#233;e, les connaissances s'envolent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Diff&#233;rentes &#233;tudes lui donnent raison. Selon Brian Ray, sociologue &#224; l'universit&#233; de l'Oregon, les Am&#233;ricains scolaris&#233;s &#224; la maison lisent davantage, regardent moins la t&#233;l&#233;vision et sont plus engag&#233;s dans la vie politique et sociale. Ils vont autant &#224; l'universit&#233; que les autres et n'ont pas de mal &#224; trouver du travail. Aux examens, ils obtiennent des r&#233;sultats de 15 &#224; 30% sup&#233;rieurs, ind&#233;pendamment du niveau d'&#233;tudes des parents. Selon Brian Ray, les &#171; homeschoolers &#187; ont souvent moins de probl&#232;mes sociaux, psychiques ou &#233;motionnels. Rien d'&#233;tonnant, donc, &#224; ce qu'ils soient tr&#232;s courtis&#233;s par les universit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brian Hunt, le p&#232;re, &#226;g&#233; de 41 ans, entre dans la cuisine. Cet homme &#224; la carrure imposante conduit un v&#233;hicule d'intervention des pompiers de Baltimore. Apr&#232;s 24 heures de service, il a trois jours de repos. L'apr&#232;s-midi, il emm&#232;ne ses filles dans son propre camion pour divers transports. Toutes deux savent d&#233;j&#224; manoeuvrer le poids lourd. En plus du b.a.-ba, il n'est pas rare que les &#171; homeschoolers &#187; s'initient au m&#233;tier de leurs parents, &#171; comme des apprentis &#187;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_405 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L350xH233/homeschooling5-32940.jpg' width='350' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;Kayla aime bien apprendre &#224; la maison &#171; parce que &#231;a dure moins longtemps que l'&#233;cole &#187;. Elle et sa soeur doivent se concentrer deux &#224; trois heures par jour, contre six heures &#224; l'&#233;cole publique. Si l'envie d'&#233;tudier n'est pas au rendez-vous, les livres restent ferm&#233;s. En Pennsylvanie, l'enseignement est obligatoire de 8 &#224; 17 ans &#224; raison de 180 jours d'&#233;cole par an. Une fois dans l'ann&#233;e, un enseignant vient &#233;valuer les &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s &#224; la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les adversaires de ce syst&#232;me critiquent l'isolement qu'il induirait. &#171; Je ne m'en fais pas pour cela &#187;, dit Patti Hunt. Kayla, qui veut devenir astrophysicienne, est ceinture noire de karat&#233;. Lucy prend des cours de danse. Toutes les deux semaines, l'association des &#171; homeschoolers &#187; de la petite ville de Littlestown (4 000 habitants) se r&#233;unit &#8211; 70 familles et 250 enfants sont alors rassembl&#233;s. &#171; On joue avec des enfants qu'on aime bien, pas avec ceux qu'on a enferm&#233;s dans la m&#234;me pi&#232;ce que nous &#187;, dit Kayla. Pour la m&#232;re, l'&#233;cole est une institution artificielle, le seul endroit o&#249; les enfants sont regroup&#233;s par tranche d'&#226;ge. Mais n'apprend-on pas aussi en c&#244;toyant les enfants du m&#234;me &#226;ge ? &#171; Quoi donc ?, demande le p&#232;re, la drogue, la violence, le sexe ? Je veux prot&#233;ger mes enfants de tout cela. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce syst&#232;me n'est pas d&#233;nu&#233; d'inconv&#233;nients. &#171; L'argent est un probl&#232;me permanent &#187;, dit-il. Avec un seul salaire et cinq bouches &#224; nourrir, les finances du foyer sont mises &#224; mal. Mais la conviction d'offrir aux enfants une meilleure &#233;ducation compense ces difficult&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jessica d&#233;cide de son programme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_406 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L400xH267/homeschooling6-1f90b.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt; Il pleut des cordes. La frange blonde de Jessica Kjellberg est coll&#233;e &#224; son front et l'eau d&#233;gouline sur ses joues. Sur un d&#233;barcad&#232;re de l'Hudson, &#224; Manhattan, elle tient fi&#232;rement un morceau de bambou de 50 centim&#232;tres de long dans chaque main, et arr&#234;te les coups que son partenaire tente de lui ass&#233;ner. Il fait froid. &#171; Nous nous entra&#238;nons par tous les temps. Quand tu luttes pour ta survie, tu ne choisis pas la m&#233;t&#233;o &#187;, explique-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les arts martiaux figurent au programme de cette New-Yorkaise de 16 ans. Tous les jours, elle s'entra&#238;ne au moins une heure. Aucun professeur ne le lui a impos&#233; &#8211; c'est Jessica qui d&#233;cide du contenu des cours et du temps qu'elle y consacre. &#171; Je n'&#233;tudie que ce qui m'int&#233;resse &#224; un moment donn&#233; &#187;, dit-elle. Elle n'est plus all&#233;e &#224; l'&#233;cole depuis l'&#226;ge de 8 ans. &#171; C'&#233;tait trop bruyant, il y avait trop de monde, j'&#233;tais malheureuse. Les enseignants se contentaient de g&#233;rer le chaos. &#187; Elle voulait approfondir, les professeurs survolaient les sujets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jug&#233;es difficiles, Jessica et sa soeur jumelle Caroline ont &#233;t&#233; retir&#233;es de l'&#233;cole par leurs parents. &#171; Mes filles &#233;taient ind&#233;pendantes. En classe, elles devaient toujours tout faire en groupe &#187;, raconte leur m&#232;re Penny Kjellberg, 53 ans, chef d'entreprise. Son mari est avocat. La famille vit &#224; Manhattan. Au d&#233;but, la m&#232;re assurait les cours &#224; la maison en s'aidant de mat&#233;riel command&#233; sur Internet. Echec. &#171; C'&#233;tait comme si nous imitions l'&#233;cole &#187;, se souvient-elle. La famille a alors d&#233;couvert le livre &#171; Discover Your Child's Learning Style &#187;, dans lequel l'auteur, Victoria Hudson, affirme que les enfants apprennent mieux quand ils d&#233;cident euxm&#234;mes du th&#232;me et de l'horaire des cours. Les Kjellberg ont recrut&#233; un professeur de math&#233;matiques et laiss&#233; leurs filles &#226;g&#233;es de 11 ans s'organiser pour les autres mati&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Allier la th&#233;orie &#224; la pratique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;but d'ann&#233;e scolaire, la m&#232;re r&#233;unit ses filles et fixe les objectifs d'apprentissage. Ensuite, les filles sont livr&#233;es &#224; ellesm&#234;mes. &#171; Moins j'en dis, et plus elles apprennent. Elles font tout de leur propre chef &#187;, dit Penny Kjellberg. Une m&#233;thode efficace, comme le prouvent leurs tr&#232;s bons r&#233;sultats aux tests officiels. La libert&#233; n'incite pas &#224; l'&#233;cole buissonni&#232;re. &#171; Mon temps, c'est ma vie, je ne veux pas le gaspiller. Je prends plaisir &#224; ce que je fais &#187;, pr&#233;cise Jessica. Ainsi, apr&#232;s avoir appris l'&#233;t&#233; dernier qu'un fauconnier travaillait &#224; Central Park, elle est all&#233;e observer et nourrir les rapaces. Fascin&#233;e par ces oiseaux, elle a v&#233;cu une semaine dans la for&#234;t. &#171; Si un th&#232;me me passionne, je ne me contente pas de lire, je le vis. &#187; Elle prend &#233;galement des cours de chant. Son professeur d'arts martiaux est un com&#233;dien de formation classique qui lui conseille des lectures. Elle suit des cours de sciences au mus&#233;e d'histoire naturelle. Si elle veut &#233;tudier le big-bang, elle va au plan&#233;tarium. &#171; New York regorge de savoirs, je n'ai qu'&#224; tendre la main. &#187; Rarement chez elle, elle &#233;tanche sa soif de savoir dans les rues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La vie r&#233;elle t'arme pour la vie r&#233;elle &#187;, dit Jessica, dont l'&#233;loquence est surprenante et chaque parole m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie. &#171; Pour r&#233;ussir &#224; l'&#233;cole, il faut donner les r&#233;ponses qu'on attend. Dans la vie, il faut tirer ses propres conclusions. &#187; Pour elle, sa m&#232;re n'est pas son professeur : &#171; Elle me permet juste d'apprendre. &#187; D'autant que celle-ci fait confiance &#224; Jessica pour prendre les bonnes d&#233;cisions. Ses parents lui imposent peu de r&#232;gles : t&#233;l&#233;phoner r&#233;guli&#232;rement, rentrer &#224; l'heure &#8211; &#224; part &#231;a, elle fait ce qu'elle veut. &#171; Mes parents savent que je n'abuse pas de ma libert&#233;. Pourquoi le ferais-je ? &#187; Pas question pour Jessica de se droguer. &#171; A l'&#233;cole, la pression est forte. Beaucoup craquent, tandis que moi, je n'ai pas de r&#232;gles, donc rien &#224; transgresser &#187;, explique-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois pupitres dans une petite pi&#232;ce&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_407 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L400xH267/homeschooling1-795f0.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt; La petite route de campagne serpente entre les collines, &#224; la fronti&#232;re du Connecticut et de New York. Les toits sont recouverts de neige. La porte de la maison des Reale s'ouvre directement sur le salon. Dans la pi&#232;ce, presque aucune lumi&#232;re naturelle ne p&#233;n&#232;tre. Un vieux canap&#233; rose, un ordinateur et un t&#233;l&#233;viseur g&#233;ant composent le d&#233;cor. A c&#244;t&#233;, un po&#234;le &#224; bois chauffe une petite pi&#232;ce garnie de trois pupitres. Le tableau des &#233;l&#233;ments chimiques, le sch&#233;ma d'un circuit &#233;lectrique et les signes du langage des sourds sont accroch&#233;s au mur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans cette petite salle de classe qu'Elisabeth Reale, 41 ans, fait cours &#224; ses cinq enfants. Elle les initie entre autres &#224; la biologie des grenouilles et &#224; l'histoire des colons au XIXe si&#232;cle. Elle apporte un cahier &#224; Giuseppe, 7 ans, qui gribouille 4 + 2 = 6 sur une page blanche. &#171; Sammy, si nous avons deux g&#226;teaux pour sept personnes, combien de parts y aura-t-il pour chacun ? &#187;, demande- t-elle &#224; son fils de 9 ans assis au second rang. Sammy r&#233;fl&#233;chit. A c&#244;t&#233; de lui, Nellie, 11 ans, calcule le p&#233;rim&#232;tre d'un cercle. Quand un enfant a une question, sa m&#232;re vient l'aider, puis, une fois les exercices termin&#233;s, elle poursuit la le&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la m&#232;re de famille fait la classe &#224; la maison, c'est pour prot&#233;ger ses enfants des dangers qui les guettent &#224; l'&#233;cole. Sa fille a&#238;n&#233;e, Bridgette, aujourd'hui &#226;g&#233;e de 18 ans, est all&#233;e en maternelle et en premi&#232;re ann&#233;e de primaire. A cette &#233;poque, le nombre de tueries dans des &#233;coles &#233;tait en progression rapide. Elisabeth l'a retir&#233;e de l'&#233;cole et lui a fait cours jusqu'&#224; la fin du lyc&#233;e. &#171; Les gens disent toujours qu'il n'y a pas d'armes dans leur &#233;cole. C'est aussi ce que disaient les parents des enfants qui ont &#233;t&#233; tu&#233;s ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;T&#244;t le matin, elle conduit sa fille a&#238;n&#233;e au travail dans la ville voisine. Puis elle donne aux trois petits quelques probl&#232;mes &#224; r&#233;soudre ou un texte &#224; lire. Elle travaille avec Maggie, sa fille de 14 ans qui voudrait &#233;tudier la zoologie. Ensemble, elles r&#233;visent le vocabulaire latin. La classe dure rarement plus de trois heures par jour, &#171; ce qui suffit largement pour clore le programme &#187;. Pendant les le&#231;ons, qui sont quasiment des cours particuliers, &#171; les sujets sont plus efficacement trait&#233;s que face &#224; trente &#233;l&#232;ves de niveaux diff&#233;rents &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_408 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L350xH233/homeschooling8-5577a.jpg' width='350' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;Les enfants approuvent. Bridgette, l'a&#238;n&#233;e, appr&#233;cie les cours &#224; la maison &#171; parce qu'ils nous permettent d'&#234;tre pr&#232;s de nos parents. Quand on va &#224; l'&#233;cole, on conna&#238;t &#224; peine son p&#232;re et sa m&#232;re &#187;. Giuseppe &#171; aime bien &#187; quand Maman fait cours, Maggie est contente &#171; de ne pas avoir d'emploi du temps pr&#233;cis &#187; et Nellie &#171; voudrait toujours rester pr&#232;s de Sammy &#187;, son fr&#232;re handicap&#233;. Comme de nombreuses m&#232;res d'enfants malades, Elisabeth pr&#233;f&#232;re le garder &#224; la maison. &#171; Je lui apporte plus qu'une institutrice, je sais ce dont il a besoin &#187;, dit-elle. Au jardin d'enfants, il restait assis dans son coin sans dire un mot. Aujourd'hui, il parle normalement et participe aux cours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le lyc&#233;e, Elisabeth Reale a travaill&#233; dans un bar, puis comme assistante dentaire. Elle a eu son premier enfant &#224; 23 ans. &#171; L'enseignement est venu naturellement. &#187; Au d&#233;but, elle achetait des programmes, des manuels, renvoyait les devoirs pour les faire corriger histoire d'&#234;tre s&#251;re que les enfants apprennent quelque chose. Maintenant, elle n'a plus besoin de personne. Elle adapte le programme aux objectifs professionnels des enfants. Pour les cours de biologie de Maggie, il lui arrive de commander un rat mort, qu'elles diss&#232;quent ensemble. Bridgette veut diriger une boulangerie : sa m&#232;re int&#232;gre de la comptabilit&#233; aux cours de calcul. Au mur de la cuisine, les plan&#232;tes gravitent autour du soleil &#8211; Giuseppe veut devenir astronaute pour se promener sur les anneaux de Saturne. Au lieu de courir apr&#232;s des balles dans un gymnase, ils gravissent souvent la colline proche. &#171; Je ne pr&#233;pare pas mes enfants &#224; l'universit&#233;, mais &#224; la vie &#187;, pr&#233;cise Elisabeth.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle d&#233;pense 200 dollars par an en livres, stylos et cahiers. Une broutille compar&#233;e aux 30 000 dollars que co&#251;tent les &#233;coles priv&#233;es. Comme les enfants n'ont pas besoin de changer de v&#234;tements tous les jours pour aller &#224; l'&#233;cole, ce syst&#232;me revient moins cher que l'&#233;cole publique. &#171; Parfois, nous passons toute la journ&#233;e en pyjama &#187;, dit Elisabeth, qui se qualifie de conservatrice. Elle pr&#233;f&#232;re Ronald Reagan &#224; Bill Clinton et les id&#233;es d'Hillary Clinton &#8211; des cr&#232;ches pour tous &#8211; sont trop &#224; gauche &#224; son go&#251;t. Mais elle ne veut pas pour autant la mort du syst&#232;me scolaire classique. &#171; Beaucoup de gens ne peuvent pas faire la classe euxm&#234;mes, il faut de la patience et du d&#233;vouement, et surtout aimer les enfants. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprendre ensemble, tous &#226;ges confondus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_409 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:350px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L350xH233/homeschooling7-8a6b9.jpg' width='350' height='233' alt=&quot;&quot; style='height:233px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt; Il est midi cinq, seuls deux enfants sont assis sur les chaises color&#233;es de la biblioth&#232;que de North White Plains. &#171; Les homeschoolers sont toujours en retard &#187;, dit Christina Payne en riant. Mais elle sait qu'elle n'a pas compl&#232;tement tort. Christina donne un cours d'expression orale, pour que &#171; les enfants apprennent &#224; parler en public &#187;. En contrepartie de cette le&#231;on gratuite, elle envoie ses enfants chez des parents qui offrent des cours de math&#233;matiques ou de sciences naturelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cinq familles, avec au total une douzaine d'enfants, finissent par arriver calmement. Gar&#231;ons et filles &#226;g&#233;s de 5 &#224; 14 ans se m&#233;langent. Tous habitent Westchester County, une banlieue ais&#233;e et lib&#233;rale de New York et tous sont &#171; homeschoolers &#187;. Ils chauffent en choeur leurs cordes vocales, puis font travailler leur bouche et leur langue en r&#233;citant des vers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Payne fait circuler un livre dont chacun doit lire un passage. Les a&#238;n&#233;s y parviennent un peu mieux que les benjamins. Quand un petit fait une erreur, un grand l'aide. &#171; Chez nous, il n'y a pas de barri&#232;res entre les &#226;ges. Les gar&#231;ons apprennent avec les filles, les enfants avec les adolescents &#187;, souligne Lucy Albert, 14 ans. Lucy est l'a&#238;n&#233;e de quatre enfants. Sa m&#232;re, Erynn Albert, 39 ans, fait la classe &#224; Lucy, Mary, 11 ans, John, 9 ans, et Jane, 6 ans, &#224; la maison, mais aussi &#224; l'ext&#233;rieur. Le matin est consacr&#233; au calcul et &#224; l'&#233;criture, l'apr&#232;s-midi, la m&#232;re les conduit &#224; Manhattan dans son mini-van &#8211; aux cours de th&#233;&#226;tre, de violon, de solf&#232;ge, ou au mus&#233;e. Trois d'entre eux font partie du choeur d'enfants du Metropolitan Opera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucun n'est all&#233; &#224; l'&#233;cole. Erynn raconte comment leurs amis de New York &#171; ont perdu la t&#234;te &#187; quand leurs enfants ont eu l'&#226;ge d'&#234;tre scolaris&#233;s. Ils faisaient passer aux petits des examens difficiles pour entrer dans de bonnes &#233;coles, d&#233;pensaient des sommes folles en cours particuliers. &#171; Je voulais nous &#233;pargner tout ce stress, &#224; mes enfants et &#224; moi-m&#234;me &#187;, explique la m&#232;re. Elle a donc quitt&#233; son m&#233;tier d'institutrice sp&#233;cialis&#233;e et a commenc&#233; &#224; faire la classe &#224; la maison. &#171; Cela me paraissait plus naturel que de les inscrire dans une &#233;cole. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle est reconnaissante &#224; son mari, artiste et n&#233;gociant, de lui laisser passer autant de temps avec ses enfants, et affirme que pour rien au monde, elle ne voudrait travailler et les envoyer en classe. Elle se qualifie de progressiste et lib&#233;rale, ce qui ne l'emp&#234;che pas de vouloir mettre ses enfants &#224; l'abri des aspects n&#233;gatifs de la culture populaire. &#171; Nous choisissons ce qui nous convient. &#187; Elle est heureuse de voir ses enfants s'habiller &#224; leur guise, sans se soucier des diktats de la mode. Lucy, qui veut devenir metteur en sc&#232;ne, est contente de n'appartenir &#224; aucun groupe et de ne pas devoir suivre la tendance. &#171; Nous ne sommes pas obs&#233;d&#233;s par les iPod, la mode, ou le portable dernier cri &#187;, dit la jeune fille, qui ne conna&#238;t pas l'argot des lyc&#233;ens : &#171; Moi, je parle anglais. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand les &#171; homeschoolers &#187; remportent des concours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d&#233;but d'ann&#233;e scolaire, la m&#232;re signale &#224; l'inspection qu'elle scolarise ses enfants &#224; la maison. Elle envoie le programme pr&#233;vu, et tous les trois mois, un compte rendu. Personne ne lui impose une m&#233;thode ou un contenu pr&#233;cis, ni les sujets qu'elle doit aborder du moment qu'il s'agit de math&#233;matiques, de langues, de sciences et d'histoire. Un voyage &#224; Gettysburg peut fort bien constituer un projet p&#233;dagogique sur Abraham Lincoln et la Guerre de S&#233;cession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_410 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L400xH267/homeschooling2-06968.jpg' width='400' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;Erynn Albert reconna&#238;t tout de m&#234;me que sa vie est parfois compliqu&#233;e. En effet, elle a toujours peur que ses enfants n'acqui&#232;rent pas assez de connaissances, surtout quand elle apprend le nombre d'heures pass&#233;es par les autres enfants &#224; l'&#233;cole, et la quantit&#233; de devoirs qu'on leur donne. Le jour o&#249; ses enfants, avec un groupe de &#171; homeschoolers &#187;, ont gagn&#233; un concours ax&#233; sur la cr&#233;ativit&#233; intitul&#233; &#171; Odyssey of the Mind &#187;, le soulagement a &#233;t&#233; grand.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre source d'intense satisfaction : voir ses enfants sur sc&#232;ne. Il est 18 h 30, une longue journ&#233;e avec visites de mus&#233;es et cours de musique touche &#224; sa fin. Cinq enfants tenant tous un violoncelle dans les mains sont assis en demi-cercle dans une salle de la &#171; School for Strings &#187; de Manhattan. &#171; Quelqu'un veut jouer en solo ? &#187;, demande le professeur. Mary Albert l&#232;ve son archet, et interpr&#232;te avec brio le menuet no 3 de Bach avant de saluer poliment, sous les applaudissements de sa m&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour voir cet article dans son contexte :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.hossli.com/articles/2008/06/03/l%E2%80%99ecole-a-la-maison/' class='spip_out'&gt;http://www.hossli.com/articles/2008/06/03/l%E2%80%99ecole-a-la-maison/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les pionniers de l'&#233;cole &#224; la maison</title>
		<link>http://www.ecole-en-pyjama.net/Les-pionniers-de-l-ecole-a-la.html</link>
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		<dc:date>2010-05-30T06:57:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>veronik</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Plus de 10 000 enfants sont instruits &#224; domicile. Parmi eux, 1 000 &#224; 3 000 ne sont pas m&#234;me inscrits &#224; des cours par correspondance. Incultes, mal &#233;lev&#233;s ? Pas du tout. Les &#171; non-sco &#187; &#233;gratignent le mythe de l'&#233;cole r&#233;publicaine&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A 3 ans, M&#233;gane* n'avait pas du tout envie d'aller &#224; l'&#233;cole. &#171; Elle pleurait tous les jours, se souvient Claire, sa m&#232;re. On a tenu deux mois et puis on a commenc&#233; &#224; se demander : au fait, mais pourquoi les enfants vont-ils &#224; l'&#233;cole ? &#187; C'est M&#233;gane qui r&#233;pondra &#224; cette dr&#244;le de question. A une tante qui l'interroge et esp&#232;re lui faire comprendre qu'il s'agit d'une chance, la petite r&#233;torque : &#171; Les enfants vont &#224; l'&#233;cole pour que les mamans soient tranquilles. &#187; C'est d&#233;cid&#233; : Claire retire M&#233;gane de la maternelle. Maintenant, la petite a 6 ans. Mais elle n'ira pas non plus au CP et fait d&#233;sormais partie des enfants instruits par leur famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Paris, l'inspecteur acad&#233;mique charg&#233; du premier degr&#233; en compte... 12 ! Les associations les estiment &#224; 3 000 dans toute la France. C'est encore trop, selon le minist&#232;re de l'Education nationale, qui parle d'un millier d'enfants et s'&#233;tonne que la presse s'int&#233;resse &#224; un ph&#233;nom&#232;ne si &#171; marginal &#187;. Sauf que ces estimations ne tiennent pas compte des enfants inscrits &#224; des cours par correspondance : 9 500 &#233;l&#232;ves entre 6 et 16 ans inscrits au CNED et un nombre ind&#233;termin&#233; &#224; des cours priv&#233;s. Ces enfants, consid&#233;r&#233;s comme scolaris&#233;s, n'ont pas &#224; subir chaque ann&#233;e le contr&#244;le p&#233;dagogique des inspecteurs de l'Education nationale auquel sont soumis les enfants instruits par leur seule famille, ce que beaucoup jugent insupportable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car le pays se m&#233;fie de l'instruction en famille (IEF), craignant qu'elle ne masque maltraitances et d&#233;rives sectaires. En 1998, une loi renfor&#231;ant les contr&#244;les est vot&#233;e. Au S&#233;nat, S&#233;gol&#232;ne Royal s'inqui&#232;te : &#171; La scolarisation des enfants doit &#234;tre la r&#232;gle [...] Interdire &#224; l'enfant cette exp&#233;rience fondamentale, c'est l'exclure de l'humanit&#233;, c'est le soumettre aux hasards des influences, c'est le rendre plus vuln&#233;rable en le faisant moins libre. &#187; Bigre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette m&#233;fiance, les familles se crispent. Il y a quelques semaines, une conf&#233;rence de presse organis&#233;e par l'association Les Enfants d'abord a failli mal tourner : les journalistes relaient les habituelles interrogations. Une maman se r&#233;volte, leur demande quels sont leurs &#171; pr&#233;jug&#233;s &#187;. Un jeune adulte qui n'a jamais mis les pieds &#224; l'&#233;cole &#233;lude une &#224; une les questions qui, selon lui, &#171; n'ont pas de sens &#187;. Le ton monte, on fr&#244;le l'incident.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Surmontant ces &#171; pr&#233;jug&#233;s &#187;, nous nous sommes donc rendus dans des familles &#171; non sco &#187;. Surprise : ce ne sont pas ces parents raidis de principes, soucieux de contr&#244;ler &#233;troitement leur prog&#233;niture, mais des familles plut&#244;t &#171; no logo &#187;, souhaitant &#233;duquer leurs enfants &#171; sans violence &#187; mais non sans r&#232;gles, et se mettre &#224; l'&#233;coute de leur spontan&#233;it&#233;. Leur but : en faire des individus s&#251;rs d'eux-m&#234;mes, responsables et libres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claudia Renau a ainsi beaucoup r&#233;fl&#233;chi &#224; l'&#233;ducation. C'est bien normal : elle &#233;tait professeur d'histoire-g&#233;ographie. &#171; Il suffit d'interroger des &#233;l&#232;ves trois semaines apr&#232;s la le&#231;on pour s'en rendre compte : ils ne se souviennent de rien. L'&#233;cole ne s'appuie pas sur la motivation des enfants et &#233;choue &#224; transmettre les savoirs. Par contre, elle excelle &#224; transmettre les valeurs souterraines de la soci&#233;t&#233; : la comp&#233;tition, la soumission &#224; la hi&#233;rarchie. &#187; Claudia est donc aujourd'hui une adepte de l' unschooling pour ses filles, Auriane, 7 ans et demi, Loline, 5 ans, et Lilou, 2 ans. C'est la version la plus radicale de l'IEF, qui consiste &#224; intervenir le moins possible. &#171; A la limite, d&#233;clare Claudia, mon r&#244;le se borne &#224; leur fournir un acc&#232;s Internet et un abonnement &#224; une biblioth&#232;que. &#187; Auriane a appris &#224; lire &#171; &#224; raison d'un ou deux mots par jour &#187;. Elle &#233;crit et passe de longs moments &#224; d&#233;couvrir les mots et l'orthographe, l'anglais ou l'espagnol sur un PC qui lui est propre. Pendant que Claudia explique ses choix, Loline fait de la peinture, joue &#224; cache-cache avec sa petite soeur. La petite derni&#232;re vient parfois recharger ses batteries au sein maternel. Et repart, comme si de rien n'&#233;tait. N'est-elle pas &#233;puis&#233;e, cette m&#232;re, de vivre en permanence avec ses enfants et de r&#233;pondre &#224; leurs multiples sollicitations ? &#171; Je leur accorde une disponibilit&#233; totale discontinue, explique-t-elle. En r&#233;pondant imm&#233;diatement &#224; leurs demandes, je leur permets de s'occuper seules. &#187; Le pis, c'est que &#231;a semble marcher ! Quatre heures durant, pas une dispute, pas un caprice. Ultime pied de nez : en face des fen&#234;tres familiales, l'&#233;cole primaire. A intervalles r&#233;guliers, la qui&#233;tude de l'appartement est troubl&#233;e par les hurlements de ceux qui, soumis &#224; une contrainte si peu naturelle, hurlent leur soulagement dans la cour de r&#233;cr&#233;ation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien, mais la socialisation des filles ? Claudia sourit. Elle est &#171; relais Paris &#187; de l'association Les Enfants d'abord, et c'est elle qui organise le calendrier des activit&#233;s. Toutes les semaines, un atelier de bricolage, une visite &#224; la Cit&#233; des sciences, une initiation au cirque, au foot, etc. &#171; Les enfants ne limitent pas leurs relations &#224; des camarades issus du m&#234;me milieu social ni du m&#234;me &#226;ge. &#187; La vraie mixit&#233; sociale et affective, c'est l'IEF qui la r&#233;aliserait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les milieux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On s'imaginait pourtant que seules des familles privil&#233;gi&#233;es sur le plan culturel et mat&#233;riel pouvaient se permettre une telle exp&#233;rience. Celles dont les mamans pouvaient par exemple ne pas travailler. Il n'en est rien. Car dans tous les milieux on peut avoir une bonne raison de zapper l'&#233;cole. Le reste ne serait qu'une question d'organisation. La petite tribu Vincent vit sur les hauteurs de Saint-Cloud, dans une vaste maison de ville, et compte six enfants de 18 &#224; 3 ans. La &#171; non-sco &#187; s'est impos&#233;e parce que l'a&#238;n&#233;, Hugo, &#233;tait dyslexique et souffrait &#224; l'&#233;cole, tandis qu'Oc&#233;ane, 14 ans aujourd'hui, prenait de l'avance et s'ennuyait terriblement. Ils ont pass&#233; leur brevet ensemble en 2005 : Oc&#233;ane avait 12 ans et mettait les pieds au coll&#232;ge pour la premi&#232;re fois. Cette &#233;preuve n'avait rien d'une formalit&#233; : les candidats libres doivent passer toutes les mati&#232;res, et ils en ont gard&#233; un souvenir mitig&#233;. Trop difficile ? Euh, non : trop facile ! &#171; On a r&#233;vis&#233; pendant des semaines, le programme &#233;tait tr&#232;s vaste, mais les questions &#233;taient &#233;l&#233;mentaires. &#187; C'est qu'en plus de leur bachotage (bac S) les enfants Vincent poursuivent leurs propres passions : Hugo a le projet de devenir dessinateur d'animation-il explore l'anatomie pour ma&#238;triser le mouvement du corps humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux antipodes de la famille Vincent, voici Dali, une Fran&#231;aise d'origine serbe, surdipl&#244;m&#233;e et m&#232;re de trois jeunes gar&#231;ons. La petite famille vit au Blanc-Mesnil, dans une cit&#233; HLM, avec moins de 1 500 euros par mois. Dali aussi a beaucoup r&#233;fl&#233;chi : pourquoi cumuler deux salaires, consommer toujours plus et livrer ses enfants &#224; ce &#171; non-sens &#233;ducatif &#187; qu'est l'&#233;cole ? &#171; Les &#233;l&#232;ves y vont par classe d'&#226;ge, s&#233;par&#233;s des a&#238;n&#233;s et ligu&#233;s contre les adultes, alors que les enfants ne peuvent apprendre que par l'imitation ! &#187; Autre lieu, autre ambiance : les Sanson sont catholiques et la maman ne voulait pas que son a&#238;n&#233; redouble. Les cinq enfants suivent les cours du CNED. Les Evans, eux, sont des globe-trotteurs : &#224; 6 ans, en Belgique, Mickael tombe sur un instituteur &#171; tr&#232;s rigide &#187; et devient agressif. Ni une ni deux, il est retir&#233; de l'&#233;cole. Son fr&#232;re cadet, du coup, n'a jamais mis les pieds en classe !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me les familles monoparentales peuvent &#234;tre &#171; non sco &#187;, comme celle de Marie, qui n'a pas son bac et &#233;l&#232;ve seule son fils de 9 ans. &#171; Quand il avait 3 ans et demi, Ya&#235;l a eu un gros probl&#232;me de sant&#233; et il a manqu&#233; une quinzaine de jours. La ma&#238;tresse m'a pr&#233;venue : il devait mettre les bouch&#233;es doubles. En deuxi&#232;me ann&#233;e de maternelle ! &#187; Pour l'instant, Marie vit de ses indemnit&#233;s chom&#226;ge, mais elle envisage de reprendre son travail dans le p&#233;riscolaire. Ya&#235;l l'accompagnera si n&#233;cessaire. D'autres font le choix inverse : ils travaillent &#224; la maison, comme la famille Bianchi, qui cr&#233;e, fabrique et commercialise des yourtes dans le Jura.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dimanche ? &#171; Je travaille. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gis&#232;le George (1) est p&#233;dopsychiatre et comprend les &#171; non sco &#187;. &#171; L'&#233;cole fran&#231;aise est tellement stressante, tellement peu adapt&#233;e aux enfants diff&#233;rents. &#187; Mais elle s'inqui&#232;te. &#171; Les sports, les copains que se font ces enfants sont forc&#233;ment choisis par les parents. &#187; En guise de r&#233;ponse, laissons Hugo Vincent d&#233;crire son emploi du temps : le lundi, il va &#224; la gym, le mardi &#224; l'a&#239;kido, le mercredi au dessin, le jeudi, c'est temps libre-il en profite pour lire des sagas de science-fiction-, le vendredi, re-gym, le samedi, il se rend &#224; un club de jeux de r&#244;le. Et le dimanche ? &#171; Je travaille. &#187; Et qu'en pensent ses copains qui vont au lyc&#233;e ? &#171; Les vrais copains, il n'y a pas de probl&#232;me. Les autres posent toujours la m&#234;me question : mais tu joues &#224; la console toute la journ&#233;e ? Ils sont b&#234;tes ; c'est ce qu'ils feraient, eux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains ados sont pourtant curieux d'essayer l'&#233;cole. Mickael Evans, notamment, voulait savoir comment c'&#233;tait, le lyc&#233;e. &#171; J'ai tenu trois mois. Quelle perte de temps ! Cinq &#224; sept heures de cours par jour alors qu'&#224; la maison, en deux heures, c'est pli&#233;. &#187; Elsa Magnier a eu exactement la m&#234;me exp&#233;rience : &#171; Quand j'ai repris le lyc&#233;e en terminale, j'ai d&#251; laisser tomber toutes mes activit&#233;s. Etre enferm&#233;e six heures &#224; ne rien faire m'&#233;puisait. &#187; D&#233;socialisation patente ? Voire ! Mickael s'appr&#234;te &#224; quitter le foyer familial pour suivre une premi&#232;re ann&#233;e universitaire en Angleterre, et Elsa a fait une pr&#233;pa avant de poursuivre en &#233;cole d'ing&#233;nieurs... &#224; 19 ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A &#233;couter les r&#233;cits, la non-scolarisation n'a que des avantages. Des vacances au ski quand les pistes sont vides, des enfants &#171; jamais malades &#187;, qu'on ne tire pas du lit le matin et dont la curiosit&#233; s'&#233;panouit hors du carcan des programmes. Eva apprend ainsi dans un magazine l'existence d'Anne Frank, d&#233;niche le livre &#224; la biblioth&#232;que, puis se met en t&#234;te de &#171; tout savoir de la Shoah &#187;. A tel point que son p&#232;re h&#233;site &#224; la laisser faire : Eva a 10 ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gis&#232;le George, la p&#233;dopsychiatre, souhaite pourtant mettre en garde les familles : &#171; C'est tr&#232;s dur d'&#234;tre &#224; la fois la maman et la ma&#238;tresse : si les attentes sont fortes et que l'enfant les d&#233;&#231;oit, il risque de penser qu'on ne l'aime plus. &#187; Un &#233;cueil auquel a beaucoup r&#233;fl&#233;chi Claudia. &#171; Je travaille sur moi pour n'avoir aucune attente envers mes filles. &#187; Elle cite un ouvrage de Jean Liedloff (2), une Am&#233;ricaine qui a &#233;tudi&#233; la mani&#232;re dont une tribu amazonienne &#233;duque ses enfants : &#171; Les m&#232;res Yecuana ne les f&#233;licitent pas. A la limite, cela signifierait qu'elles ne s'attendaient pas &#224; ce qu'ils r&#233;ussissent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucune difficult&#233; ne semble insurmontable aux familles, si ce n'est... ces fichus contr&#244;les de l'inspection ! Des histoires terribles circulent sur le Net, comme celle de cette m&#232;re suspect&#233;e de d&#233;rives sectaires parce qu'elle faisait du yoga ! On n'ose y croire, mais la lettre que Claire a re&#231;ue de l'inspection acad&#233;mique est, elle, bien r&#233;elle : on lui refuse l'instruction en famille au pr&#233;texte que sa fille de 7 ans atteint, en fin de CP, un niveau de lecture de milieu de CP ! De la part d'une institution qui envoie bon an mal an 15 % d'illettr&#233;s au coll&#232;ge, cela ne manque pas de sel ! &#171; L'&#233;cole n'a qu'une obligation de moyens. Nous, une obligation de r&#233;sultats &#187;, soupire Claire. Lisant la lettre, son mari, qui n'&#233;tait pas chaud au d&#233;part pour d&#233;scolariser les petites, s'est exclam&#233; : &#171; Mais ce pays est communiste ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exemple am&#233;ricain&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, on pense volontiers que l'Etat fait mieux que l'individu, y compris en mati&#232;re d'&#233;ducation. Aux Etats-Unis, on fait davantage confiance &#224; la famille. Il y aurait 2 millions de home schoolers et pas seulement pour des motifs religieux. Des &#233;tudes ont montr&#233; que non seulement le quart de ces enfants avaient au moins un an d'avance sur les autres, mais que, contrairement &#224; leurs pairs scolaris&#233;s, leurs origines sociales ou ethniques ne pesaient pas sur leurs r&#233;sultats. En France, aucune &#233;tude &#224; ce jour. Pourtant, les solutions bricol&#233;es des &#171; non sco &#187; m&#233;ritent mieux que la suspicion de l'administration. Sandrine n'a pas son bac. Son a&#238;n&#233;e a appris &#224; lire dans une m&#233;thode Boscher, qualifi&#233;e de r&#233;actionnaire par les &#171; p&#233;dagos &#187;. Mais, pour les maths, Sandrine s'appuie sur une m&#233;thode canadienne tr&#232;s novatrice : &#171; On voit les enfants comprendre au fur et &#224; mesure, l'intelligence s'allumer dans leurs yeux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, la journaliste, qui tous les matins abandonne la chair de sa chair aux griffes de l'institution scolaire, se rebiffe. Les m&#232;res n'ont-elles pas tout simplement le droit de souffler et de se d&#233;charger d'une partie de leurs responsabilit&#233;s ? Un tel sacerdoce n'est pas &#224; la port&#233;e de tous ! Val&#233;rie Vincent se r&#233;crie : &#171; Quel sacerdoce ? Je ne scolarise pas mes enfants parce que je les aime. &#187; Elle se reprend : &#171; Euh... Cela ne signifie pas que les autres ne les aiment pas ! &#187; On respire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2008-01-24/education-les-pionniers-de-l-ecole-a-l-ecole/916/0/220144' class='spip_out'&gt;http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2008-01-24/education-les-pionniers-de-l-ecole-a-l-ecole/916/0/220144&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Silence</title>
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		<description>Apprendre sans &#233;cole c'est possible. C'est m&#234;me mieux : en confort et en efficacit&#233;. Et c'est r&#233;alisable, car r&#233;alis&#233;. Ce sont quelques unes des id&#233;es qui se d&#233;gagent du dossier, d'une quinzaine de pages, de la revue Silence d'avril, n&#176; 378. Que ce soit &#224; l'&#226;ge d'aller &#224; l'&#233;cole, &#224; l'entr&#233;e dans la vie active ou adulte&#8230; il est toujours possible d'apprendre sans &#233;cole. Ce dossier n'est pas dirig&#233; &#171; contre &#187; les &#233;coles, (...)

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_390 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:125px;' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L125xH177/378_web-07dc0.jpg' width='125' height='177' alt=&quot;&quot; style='height:177px;width:125px;' /&gt;&lt;/span&gt;Apprendre sans &#233;cole c'est possible. C'est m&#234;me mieux : en confort et en efficacit&#233;. Et c'est r&#233;alisable, car r&#233;alis&#233;. Ce sont quelques unes des id&#233;es qui se d&#233;gagent du dossier, d'une quinzaine de pages, de la revue Silence d'avril, n&#176; 378. Que ce soit &#224; l'&#226;ge d'aller &#224; l'&#233;cole, &#224; l'entr&#233;e dans la vie active ou adulte&#8230; il est toujours possible d'apprendre sans &#233;cole. Ce dossier n'est pas dirig&#233; &#171; contre &#187; les &#233;coles, petites ou &#171; grandes &#187;, mais t&#233;moigne que d'autres mani&#232;res d'apprendre, des &#171; alternatives &#187; concr&#232;tes et non des utopies, sont possibles - dont les &#233;tablissements d'enseignement-formation pourraient d'ailleurs s'inspirer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce num&#233;ro : 4,60 euros + 2&#8364; pour l'envoi d'un exemplaire, 3&#8364; pour deux exemplaires, 4&#8364; pour trois et plus. Abonnement annuel &#224; 11 num&#233;ros : 46 euros ; ou premier abonnement &#171; d&#233;couverte &#187;, 6 n&#176; : 20&#8364; - bien pr&#233;ciser &#171; &#224; compter du n&#176; 378 d'avril 2010 &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Silence, 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04, t&#233;l : 04 78 39 55 33, &lt;a href='http://www.revuesilence.net/' class='spip_out'&gt;www.revuesilence.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'instruction &#224; domicile : la famille meilleure que l'&#233;cole ?</title>
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		<dc:creator>veronik</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#201;loge sans partage de l'instruction assur&#233;e par les parents, en regard d'une &#233;cole vue comme source d' angoisse et de d&#233;motivation. Des propos qui appellent, pour le moins, de s&#233;rieuses discussions sociologiques !
vendredi 29 ao&#251;t 2008.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On estime &#224; 40 000 en France le nombre d'enfants qui re&#231;oivent leur instruction en famille (IEF), un chiffre en constante augmentation. Il s&#8216;agit de familles n'ayant jamais scolaris&#233; leurs enfants ou les ayant retir&#233;s de l'&#233;cole. Ils suivent des cours par correspondance (par le CNED ou des cours priv&#233;s), ou bien des p&#233;dagogies particuli&#232;res (Montessori, Freinet, Steiner...). D'autres &#171; homeschoolers &#187; se servent de divers supports pioch&#233;s &#231;a et l&#224;, manuels scolaires, cahiers de devoirs, logiciels d'apprentissages... Enfin, pour les &#171; unschoolers &#187;, l'apprentissage est &#171; libre et autog&#233;r&#233; &#187; [1] : on laisse au v&#233;cu quotidien le soin de faire acqu&#233;rir &#224; l'enfant par lui-m&#234;me diverses connaissances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes tous des IEF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons d'abord que chaque famille, y compris celle d'enfants scolaris&#233;s traditionnellement, pratique l'IEF sans m&#234;me en avoir conscience. La &#171; culture familiale &#187; est le d&#233;part de l'instruction en famille. L'enfant apprend par imitation et les parents ne doutent pas de leurs capacit&#233;s &#224; transmettre le langage, la marche, le jeu et les normes rituelles de leurs familles.
&#192; chaque geste, les conseils se prodiguent, chacun devant faire le bon choix pour ne pas devenir un &#171; mauvais parent &#187;... Chacun peut raconter comment il a acquis tel ou tel savoir-faire aupr&#232;s d'un parent ou d'un autre membre de sa famille ou d'un voisin. Apprendre &#224; cuisiner ou faire du v&#233;lo, apprendre &#224; jardiner ou bricoler, apprendre &#224; naviguer sur internet ou utiliser une clef USB... C'est de l'instruction en famille et chacun est certain de sa comp&#233;tence, tant que l'&#233;cole ne s'empare pas du sujet. La curiosit&#233; de l'enfant, la passion de l'adulte, la n&#233;cessit&#233; des circonstances sont le terreau le plus propice aux passations de savoir -faire et savoir-&#234;tre.
Pas de sentence, de points, de comp&#233;tition, juste le temps, l'envie et la pr&#233;sence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'apprentissage id&#233;al&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le sch&#233;ma d'instruction en famille semble loin de pouvoir aborder le contenu des programmes scolaires dans l'ordre &#233;tabli par le protocole de l'&#233;ducation nationale, il donne en revanche tout son sens &#224; l'apprentissage. L'enfant sait pourquoi il se questionne, il attend la r&#233;ponse pour combler un besoin : la contrainte ext&#233;rieure est remplac&#233;e par la motivation intrins&#232;que, l'enfant est au coeur de l'apprentissage.
Fr&#233;quemment l'apprentissage est autonome et ind&#233;pendant. Les parents d&#233;couvrent au gr&#233; des circonstances et dialogues, les connaissances que l'enfant s'est appropri&#233; par lui-m&#234;me.
Le raisonnement de l'enfant lui est propre et son apprentissage arborescent cr&#233;e des connexions et des liens entre des faits, des apprentissages, que nous classifions d'ordinaire dans des mati&#232;res biens distinctes. L'instruction en famille ne cat&#233;gorise pas les connaissances, c'est l'enfant qui assemble et recoupe ses apprentissages lui-m&#234;me en fonction de ses int&#233;r&#234;ts et de ses raisonnements. On entend parler d'apprentissages transversaux : l'IEF pratique cela quotidiennement. Cuisiner revient &#224; faire de la chimie mais aussi des maths et de la biologie &#224; la fois !
Dans l'IEF, il n'y a pas de jugement pos&#233; sur l'activit&#233; de l'enfant, jeu ou travail. Pour un enfant de deux ans, monter une pyramide de cubes est une activit&#233; s&#233;rieuse. De m&#234;me &#224; dix ans monter un syst&#233;me hydraulique dans le ruisseau avec un moulin et un barrage est une activit&#233; s&#233;rieuse. Selon le regard que l'on pose et l'attitude adopt&#233;e l'activit&#233; devient le support d'un &#233;change de connaissance et la source d'une recherche non plus seulement &#171; un jeu d'enfant &#187;. L'enfant d&#233;couvre par lui-m&#234;me des lois physiques, il les exp&#233;rimente, se questionne, rencontre des difficult&#233;s et l'adulte peut lui proposer de chercher avec lui des solutions, des r&#233;ponses : visiter un vrai moulin, regarder un reportage sur les barrages en construction, parler avec une personne travaillant dans le domaine, faire une recherche internet, aller trouver un livre en biblioth&#233;que....de l&#224; on peut aborder les grands ouvrages hydrauliques dans le monde (un peu de g&#233;ographie), l'&#233;volution des techniques (l'histoire des progr&#232;s techniques), les probl&#232;mes li&#233;s au manque d'eau ou aux crues (histoire des peuples, actualit&#233;s r&#233;centes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Parents p&#233;dagogues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'adulte est attentif &#224; l'enfant, il est &#224; son &#233;coute, prend le temps d'&#234;tre avec lui et lui propose des apprentissages qui l'int&#233;ressent particuli&#232;rement. Il per&#231;oit jusqu'o&#249; l'enfant est capable d'aller dans l'approfondissement du sujet sans perdre son attention.
Par exemple, une grossesse dans la famille ou un deuil permet d'aborder les sujets &#233;thiques, et la biologie a un rythme et un degr&#233; bien diff&#233;rents de ceux impos&#233;s par les programmes. Les circonstances de vie quotidienne sont sources de questionnement pour l'enfant et donc reli&#233; directement &#224; son affect pas seulement sa curiosit&#233; intellectuelle.
Les relations parents/enfants et les relations de fratries permettent l'apprentissage de la gestion des conflits avec une approche constructive. En IEF on ne peut pas &#171; couper les ponts &#187; en changeant d'&#233;cole, ou de banc, on ne peut pas se permettre de s'enfoncer dans une dispute, la r&#233;solution des conflits s'impose par le dialogue, la n&#233;gociation, l'&#233;coute, le respect. Les relations affectives et les liens familiaux exigent la r&#233;solution de conflit pour que chacun et tous soient heureux de vivre ensemble. La solidarit&#233; et la compl&#233;mentarit&#233; se d&#233;veloppent, la concurrence, la comp&#233;tition s'estompent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#202;tre curieux pour rendre curieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce type d'Instruction parie sur la capacit&#233; de l'adulte &#224; revoir son sch&#233;ma d'apprentissage et son rapport &#224; l'enfant : apprendre &#224; faire confiance &#224; l'enfant et &#224; soi-m&#234;me pour avancer &#224; un rythme qui est variable dans le temps et sans mati&#232;re vraiment tr&#232;s distincte. Chercher les supports, les sorties qui apporteront des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponses &#224; l'enfant. S'investir personnel en temps, &#233;nergie, et finances.
L'adulte se voit pouss&#233; &#224; reprendre une attitude curieuse et &#224; ouvrir ses horizons, chercher des r&#233;ponses aux questions que l'enfant lui pose, avouer son ignorance et repartir sur les sentiers de l'instruction !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contr&#244;le social&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les parents, il faut g&#233;rer la pression due au contr&#244;le social et p&#233;dagogique, o&#249; l'adulte (et l'enfant) aura affaire &#224; des personnes ayant une opinion sur l'IEF parfois n&#233;gative.
Affronter ces inspections et faire comprendre le fonctionnement de l'enfant, et de la famille, apporter des preuves de l'instruction donn&#233;e alors que l'&#233;crit n'a pas une place pr&#233;pond&#233;rante dans l'IEF et qu'il n'y a pas de contr&#244;le sur table &#224; pr&#233;senter, rel&#232;ve d'un d&#233;fi parfois tr&#232;s complexe.
Pour &#234;tre pr&#233;cis et complet il faudrait noter minute par minute les questions de l'enfant, les &#233;changes verbaux. L'adulte s'astreint donc &#224; garder des traces, des livres emprunt&#233;s, des outils p&#233;dagogiques utilis&#233;s, des photos des activit&#233;s, les billets des sorties, des dessins, de quelques &#233;crits ou collages. Des traces peu repr&#233;sentatives du contenu r&#233;el de ce que l'enfant a abord&#233;. Et &#233;videmment, cette complexit&#233; se renforce avec le nombre d'enfants instruits en famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel bilan ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des &#233;tudes men&#233;es par Shyers [2] et Thomas Smedley [3] sur des groupes d'enfants scolaris&#233; et d'autres enseign&#233;s &#224; la maison, concluent que &#171; les enfants enseign&#233;s &#224; la maison sont bien &#233;quilibr&#233;s socialement et les enfants de l '&#233;cole traditionnelle peuvent ne pas l'&#234;tre. &#187; (Shyers)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une famille dans laquelle les deux parents travaillent voit leur enfant passer 70 % de son temps d'&#233;veil en pr&#233;sence d'autres personnes et ce d&#232;s l'&#226;ge de 3 mois (nourrice, cr&#232;che, &#233;cole, colonie, centre a&#233;r&#233;, garderie, cantine).
Il para&#238;t difficile, alors de parler de v&#233;cu de la parentalit&#233; et de lui associer un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans l'&#233;volution de l'enfant au vu du peu de temps qu'elle a pour se vivre. Continuer de consid&#233;rer la famille comme l'instance de socialisation primaire, dans une configuration pareille, devient &#224; mon sens, discutable.
Le choix de confier son enfant &#224; d'autres influe sur le fonctionnement familial, comme le souligne Philippe Perrenoud [4] : la scolarit&#233; p&#232;se lourd sur la vie des familles : &#171; dans notre soci&#233;t&#233;, le destin d'une famille est pour une part li&#233; &#224; la scolarit&#233; de ses enfants ; d&#232;s la naissance, parfois avant, l'&#233;cole pointe son nez &#224; l'horizon familial et devient pour, dix, quinze, vingt ans, quarante semaines par an, cinq &#224; six jours par semaine, une composante de la vie quotidienne ; pendant que les enfants progressent dans le cursus, la famille s'organise en partie, bon gr&#233;, mal gr&#233;, en fonction des horaires, des &#233;ch&#233;ances et des exigences fix&#233;es par l'&#233;cole, des d&#233;penses et du travail qu'elle exige, des jugements qu'elle porte, des d&#233;cisions qu'elle prend, des tensions et des espoirs qu'elle fait na&#238;tre chez l'enfant et ses proches. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A moins que...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une alternative est possible : certains syst&#232;mes &#233;ducatifs se sont appropri&#233; le fonctionnement de l'apprentissage libre et auto-g&#233;r&#233;, du respect des rythmes et de l'individualit&#233; propre &#224; chaque enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Une r&#233;cente &#233;tude place l'Australie en troisi&#232;me position pour les r&#233;sultats scolaires, [...]
Les m&#233;thodes d'enseignement diff&#232;rent de celles de France en ce sens que l'enfant est incit&#233; &#224; d&#233;couvrir les r&#232;gles plut&#244;t que de les apprendre par coeur et les appliquer.
Il n'y a pas non plus de niveau type pour une classe. Chacun apprend &#224; son rythme et celui qui est en avance se verra encourag&#233; alors que celui qui ne suit pas ne sera pas brim&#233;. Les classes peuvent avoir donc des bons comme des mauvais et chacun avancera &#224; son rythme. Ce qui semble donner aux Australiens le go&#251;t de la recherche et des capacit&#233;s accrues &#224; se d&#233;brouiller seul en &#233;tant pratiques et pragmatiques. &#187; [5]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut pas instruire sans &#233;duquer ni &#233;duquer sans instruire.
La r&#233;ussite de l'IEF peut inciter l'&#233;cole &#224; changer de fonctionnement, et peut inciter les parents &#224; se questionner sur leur parentalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Controverses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On nous demande parfois si nous n'ignorons pas que la s&#233;paration parents-enfants (avec la maternelle, l'&#233;cole primaire, les voyages scolaires...) est n&#233;cessaire selon les psychologues.
Je crois qu'il est bon de recontextualiser le discours des psychologues. Vivre ensemble ne signifie pas vie en co-d&#233;pendance totale, ni ne pas savoir vivre sans l'autre. La question de la s&#233;paration n'est pas absente de l'IEF, elle se pose en d'autres termes : celle de la volont&#233; et de l'acceptation de l'enfant et surtout de la gestion affective de celle-ci.
Les diverses cultures qui nous environnent nous proposent des sch&#233;mas familiaux de proximit&#233; ou s&#233;paration bien diff&#233;rents de ce que nous vivons. Chez les Japonais les adolescents dorment encore avec leurs parents... c'est culturel....et ce n'est pas per&#231;u comme malsain ou fusionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que dire des crises de larmes de maternelle, des angoisses des enfants, leurs r&#233;signations, les pleurs cach&#233;s des parents devant cette souffrance ?
Tout comme un jour l'enfant l&#226;che la main pour marcher seul, un jour il se sent pr&#234;t pour aller dormir ailleurs, puis ensuite partir quelques jours... c'est son histoire, ses besoins, son ressenti, son rythme d'&#233;volution qui le laisse libre de rester ou de partir, ce ne sont pas des contraintes d'&#226;ge.... Ni de discours psychologiques.... Les adolescents vivent cette p&#233;riode de mani&#232;re diff&#233;rente, bien moins en r&#233;bellion et plus en proximit&#233; avec leurs familles.... Le cocon familial est un lieu protecteur et lieu ressource, que l'on quitte quand on se sent pr&#234;t et qui ne nous pousse pas dehors trop t&#244;t !
Les familles sont rarement oppos&#233;es au syst&#232;me envers et contre tout. Si l'enfant retourne &#224; l'&#233;cole ceci n'est pas un &#233;chec pour l'IEF. Des circonstances de vie peuvent y contraindre, ou des choix de l'enfant pour vivre cette exp&#233;rience...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Delphine Gazzabin&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;m&#232;re instruisant en famille.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Petite annonce pour les familles non-sco</title>
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		<description>Bonjour, Je pr&#233;pare un reportage TV sur l'&#233;cole &#224; la maison et je cherche &#224; contacter des parents qui ont d&#233;cid&#233; depuis toujours ou r&#233;cemment de faire eux m&#234;me l'&#233;cole &#224; leurs enfants. Merci de me contacter &#224; l'adresse vanessa.waprod@gmail.com M&#234;me un simple &#233;change t&#233;l&#233;phonique avec des parents qui ont fait ce choix peut m'aider dans mes recherches. A tr&#232;s bient&#244;t j'esp&#232;re. Vanessa Rousselot Voil&#224;. Merci pour votre collaboration, Bien cordialement, (...)

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bonjour,
Je pr&#233;pare un reportage TV sur l'&#233;cole &#224; la maison et je cherche &#224; contacter des parents qui ont d&#233;cid&#233; depuis toujours ou r&#233;cemment de faire eux m&#234;me l'&#233;cole &#224; leurs enfants. Merci de me contacter &#224; l'adresse &lt;a href='mailto:vanessa.waprod@gmail.com' class='spip_mail'&gt;vanessa.waprod@gmail.com&lt;/a&gt;
M&#234;me un simple &#233;change t&#233;l&#233;phonique avec des parents qui ont fait ce choix peut m'aider dans mes recherches.
A tr&#232;s bient&#244;t j'esp&#232;re.
Vanessa Rousselot
Voil&#224;. Merci pour votre collaboration,
Bien cordialement,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vanessa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Grandir Autrement</title>
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		<description>Le magasine &quot;grandir Autrement&quot; sort un n&#176; sp&#233;cial sur l'instruction famille o&#249; nous avons laiss&#233; nos t&#233;moignages. Pour consulter le sommaire o&#249; commander

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le magasine &quot;grandir Autrement&quot; sort un n&#176; sp&#233;cial sur l'instruction famille o&#249; nous avons laiss&#233; nos t&#233;moignages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.grandirautrement.com/numeros/hs3/' class='spip_out'&gt;Pour consulter le sommaire o&#249; commander&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;ducation - Les pionniers de l'&#233;cole &#224; la maison</title>
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		<dc:date>2008-01-28T09:19:25Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Plus de 10 000 enfants sont instruits &#224; domicile. Parmi eux, 1 000 &#224; 3 000 ne sont pas m&#234;me inscrits &#224; des cours par correspondance. Incultes, mal &#233;lev&#233;s ? Pas du tout. Les &#171; non-sco &#187; &#233;gratignent le mythe de l'&#233;cole r&#233;publicaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marie-Sandrine Sgherri&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A 3 ans, M&#233;gane* n'avait pas du tout envie d'aller &#224; l'&#233;cole. &#171; Elle pleurait tous les jours, se souvient Claire, sa m&#232;re. On a tenu deux mois et puis on a commenc&#233; &#224; se demander : au fait, mais pourquoi les enfants vont-ils &#224; l'&#233;cole ? &#187; C'est M&#233;gane qui r&#233;pondra &#224; cette dr&#244;le de question. A une tante qui l'interroge et esp&#232;re lui faire comprendre qu'il s'agit d'une chance, la petite r&#233;torque : &#171; Les enfants vont &#224; l'&#233;cole pour que les mamans soient tranquilles. &#187; C'est d&#233;cid&#233; : Claire retire M&#233;gane de la maternelle. Maintenant, la petite a 6 ans. Mais elle n'ira pas non plus au CP et fait d&#233;sormais partie des enfants instruits par leur famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Paris, l'inspecteur acad&#233;mique charg&#233; du premier degr&#233; en compte... 12 ! Les associations les estiment &#224; 3 000 dans toute la France. C'est encore trop, selon le minist&#232;re de l'Education nationale, qui parle d'un millier d'enfants et s'&#233;tonne que la presse s'int&#233;resse &#224; un ph&#233;nom&#232;ne si &#171; marginal &#187;. Sauf que ces estimations ne tiennent pas compte des enfants inscrits &#224; des cours par correspondance : 9 500 &#233;l&#232;ves entre 6 et 16 ans inscrits au CNED et un nombre ind&#233;termin&#233; &#224; des cours priv&#233;s. Ces enfants, consid&#233;r&#233;s comme scolaris&#233;s, n'ont pas &#224; subir chaque ann&#233;e le contr&#244;le p&#233;dagogique des inspecteurs de l'Education nationale auquel sont soumis les enfants instruits par leur seule famille, ce que beaucoup jugent insupportable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Car le pays se m&#233;fie de l'instruction en famille (IEF), craignant qu'elle ne masque maltraitances et d&#233;rives sectaires. En 1998, une loi renfor&#231;ant les contr&#244;les est vot&#233;e. Au S&#233;nat, S&#233;gol&#232;ne Royal s'inqui&#232;te : &#171; La scolarisation des enfants doit &#234;tre la r&#232;gle [...] Interdire &#224; l'enfant cette exp&#233;rience [fondamentale, c'est l'exclure de l'humanit&#233;, c'est le soumettre aux hasards des influences, c'est le rendre plus vuln&#233;rable en le faisant moins libre. &#187; Bigre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette m&#233;fiance, les familles se crispent. Il y a quelques semaines, une conf&#233;rence de presse organis&#233;e par l'association Les Enfants d'abord a failli mal tourner : les journalistes relaient les habituelles interrogations. Une maman se r&#233;volte, leur demande quels sont leurs &#171; pr&#233;jug&#233;s &#187;. Un jeune adulte qui n'a jamais mis les pieds &#224; l'&#233;cole &#233;lude une &#224; une les questions qui, selon lui, &#171; n'ont pas de sens &#187;. Le ton monte, on fr&#244;le l'incident.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Surmontant ces &#171; pr&#233;jug&#233;s &#187;, nous nous sommes donc rendus dans des familles &#171; non sco &#187;. Surprise : ce ne sont pas ces parents raidis de principes, soucieux de contr&#244;ler &#233;troitement leur prog&#233;niture, mais des familles plut&#244;t &#171; no logo &#187;, souhaitant &#233;duquer leurs enfants &#171; sans violence &#187; mais non sans r&#232;gles, et se mettre &#224; l'&#233;coute de leur spontan&#233;it&#233;. Leur but : en faire des individus s&#251;rs d'eux-m&#234;mes, responsables et libres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Claudia Renau a ainsi beaucoup r&#233;fl&#233;chi &#224; l'&#233;ducation. C'est bien normal : elle &#233;tait professeur d'histoire-g&#233;ographie. &#171; Il suffit d'interroger des &#233;l&#232;ves trois semaines apr&#232;s la le&#231;on pour s'en rendre compte : ils ne se souviennent de rien. L'&#233;cole ne s'appuie pas sur la motivation des enfants et &#233;choue &#224; transmettre les savoirs. Par contre, elle excelle &#224; transmettre les valeurs souterraines de la soci&#233;t&#233; : la comp&#233;tition, la soumission &#224; la hi&#233;rarchie. &#187; Claudia est donc aujourd'hui une adepte de l' unschooling pour ses filles, Auriane, 7 ans et demi, Loline, 5 ans, et Lilou, 2 ans. C'est la version la plus radicale de l'IEF, qui consiste &#224; intervenir le moins possible. &#171; A la limite, d&#233;clare Claudia, mon r&#244;le se borne &#224; leur fournir un acc&#232;s Internet et un abonnement &#224; une biblioth&#232;que. &#187; Auriane a appris &#224; lire &#171; &#224; raison d'un ou deux mots par jour &#187;. Elle &#233;crit et passe de longs moments &#224; d&#233;couvrir les mots et l'orthographe, l'anglais ou l'espagnol sur un PC qui lui est propre. Pendant que Claudia explique ses choix, Loline fait de la peinture, joue &#224; cache-cache avec sa petite soeur. La petite derni&#232;re vient parfois recharger ses batteries au sein maternel. Et repart, comme si de rien n'&#233;tait. N'est-elle pas &#233;puis&#233;e, cette m&#232;re, de vivre en permanence avec ses enfants et de r&#233;pondre &#224; leurs multiples sollicitations ? &#171; Je leur accorde une disponibilit&#233; totale discontinue, explique-t-elle. En r&#233;pondant imm&#233;diatement &#224; leurs demandes, je leur permets de s'occuper seules. &#187; Le pis, c'est que &#231;a semble marcher ! Quatre heures durant, pas une dispute, pas un caprice. Ultime pied de nez : en face des fen&#234;tres familiales, l'&#233;cole primaire. A intervalles r&#233;guliers, la qui&#233;tude de l'appartement est troubl&#233;e par les hurlements de ceux qui, soumis &#224; une contrainte si peu naturelle, hurlent leur soulagement dans la cour de r&#233;cr&#233;ation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Bien, mais la socialisation des filles ? Claudia sourit. Elle est &#171; relais Paris &#187; de l'association Les Enfants d'abord, et c'est elle qui organise le calendrier des activit&#233;s. Toutes les semaines, un atelier de bricolage, une visite &#224; la Cit&#233; des sciences, une initiation au cirque, au foot, etc. &#171; Les enfants ne limitent pas leurs relations &#224; des camarades issus du m&#234;me milieu social ni du m&#234;me &#226;ge. &#187; La vraie mixit&#233; sociale et affective, c'est l'IEF qui la r&#233;aliserait.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Tous les milieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On s'imaginait pourtant que seules des familles privil&#233;gi&#233;es sur le plan culturel et mat&#233;riel pouvaient se permettre une telle exp&#233;rience. Celles dont les mamans pouvaient par exemple ne pas travailler. Il n'en est rien. Car dans tous les milieux on peut avoir une bonne raison de zapper l'&#233;cole. Le reste ne serait qu'une question d'organisation. La petite tribu Vincent vit sur les hauteurs de Saint-Cloud, dans une vaste maison de ville, et compte six enfants de 18 &#224; 3 ans. La &#171; non-sco &#187; s'est impos&#233;e parce que l'a&#238;n&#233;, Hugo, &#233;tait dyslexique et souffrait &#224; l'&#233;cole, tandis qu'Oc&#233;ane, 14 ans aujourd'hui, prenait de l'avance et s'ennuyait terriblement. Ils ont pass&#233; leur brevet ensemble en 2005 : Oc&#233;ane avait 12 ans et mettait les pieds au coll&#232;ge pour la premi&#232;re fois. Cette &#233;preuve n'avait rien d'une formalit&#233; : les candidats libres doivent passer toutes les mati&#232;res, et ils en ont gard&#233; un souvenir mitig&#233;. Trop difficile ? Euh, non : trop facile ! &#171; On a r&#233;vis&#233; pendant des semaines, le programme &#233;tait tr&#232;s vaste, mais les questions &#233;taient &#233;l&#233;mentaires. &#187; C'est qu'en plus de leur bachotage (bac S) les enfants Vincent poursuivent leurs propres passions : Hugo a le projet de devenir dessinateur d'animation-il explore l'anatomie pour ma&#238;triser le mouvement du corps humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux antipodes de la famille Vincent, voici Dali, une Fran&#231;aise d'origine serbe, surdipl&#244;m&#233;e et m&#232;re de trois jeunes gar&#231;ons. La petite famille vit au Blanc-Mesnil, dans une cit&#233; HLM, avec moins de 1 500 euros par mois. Dali aussi a beaucoup r&#233;fl&#233;chi : pourquoi cumuler deux salaires, consommer toujours plus et livrer ses enfants &#224; ce &#171; non-sens &#233;ducatif &#187; qu'est l'&#233;cole ? &#171; Les &#233;l&#232;ves y vont par classe d'&#226;ge, s&#233;par&#233;s des a&#238;n&#233;s et ligu&#233;s contre les adultes, alors que les enfants ne peuvent apprendre que par l'imitation ! &#187; Autre lieu, autre ambiance : les Sanson sont catholiques et la maman ne voulait pas que son a&#238;n&#233; redouble. Les cinq enfants suivent les cours du CNED. Les Evans, eux, sont des globe-trotteurs : &#224; 6 ans, en Belgique, Mickael tombe sur un instituteur &#171; tr&#232;s rigide &#187; et devient agressif. Ni une ni deux, il est retir&#233; de l'&#233;cole. Son fr&#232;re cadet, du coup, n'a jamais mis les pieds en classe !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; M&#234;me les familles monoparentales peuvent &#234;tre &#171; non sco &#187;, comme celle de Marie, qui n'a pas son bac et &#233;l&#232;ve seule son fils de 9 ans. &#171; Quand il avait 3 ans et demi, Ya&#235;l a eu un gros probl&#232;me de sant&#233; et il a manqu&#233; une quinzaine de jours. La ma&#238;tresse m'a pr&#233;venue : il devait mettre les bouch&#233;es doubles. En deuxi&#232;me ann&#233;e de maternelle ! &#187; Pour l'instant, Marie vit de ses indemnit&#233;s chom&#226;ge, mais elle envisage de reprendre son travail dans le p&#233;riscolaire. Ya&#235;l l'accompagnera si n&#233;cessaire. D'autres font le choix inverse : ils travaillent &#224; la maison, comme la famille Bianchi, qui cr&#233;e, fabrique et commercialise des yourtes dans le Jura.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Le dimanche ? &#171; Je travaille. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gis&#232;le George (1) est p&#233;dopsychiatre et comprend les &#171; non sco &#187;. &#171; L'&#233;cole fran&#231;aise est tellement stressante, tellement peu adapt&#233;e aux enfants diff&#233;rents. &#187; Mais elle s'inqui&#232;te. &#171; Les sports, les copains que se font ces enfants sont forc&#233;ment choisis par les parents. &#187; En guise de r&#233;ponse, laissons Hugo Vincent d&#233;crire son emploi du temps : le lundi, il va &#224; la gym, le mardi &#224; l'a&#239;kido, le mercredi au dessin, le jeudi, c'est temps libre-il en profite pour lire des sagas de science-fiction-, le vendredi, re-gym, le samedi, il se rend &#224; un club de jeux de r&#244;le. Et le dimanche ? &#171; Je travaille. &#187; Et qu'en pensent ses copains qui vont au lyc&#233;e ? &#171; Les vrais copains, il n'y a pas de probl&#232;me. Les autres posent toujours la m&#234;me question : mais tu joues &#224; la console toute la journ&#233;e ? Ils sont b&#234;tes ; c'est ce qu'ils feraient, eux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains ados sont pourtant curieux d'essayer l'&#233;cole. Mickael Evans, notamment, voulait savoir comment c'&#233;tait, le lyc&#233;e. &#171; J'ai tenu trois mois. Quelle perte de temps ! Cinq &#224; sept heures de cours par jour alors qu'&#224; la maison, en deux heures, c'est pli&#233;. &#187; Elsa Magnier a eu exactement la m&#234;me exp&#233;rience : &#171; Quand j'ai repris le lyc&#233;e en terminale, j'ai d&#251; laisser tomber toutes mes activit&#233;s. Etre enferm&#233;e six heures &#224; ne rien faire m'&#233;puisait. &#187; D&#233;socialisation patente ? Voire ! Mickael s'appr&#234;te &#224; quitter le foyer familial pour suivre une premi&#232;re ann&#233;e universitaire en Angleterre, et Elsa a fait une pr&#233;pa avant de poursuivre en &#233;cole d'ing&#233;nieurs... &#224; 19 ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A &#233;couter les r&#233;cits, la non-scolarisation n'a que des avantages. Des vacances au ski quand les pistes sont vides, des enfants &#171; jamais malades &#187;, qu'on ne tire pas du lit le matin et dont la curiosit&#233; s'&#233;panouit hors du carcan des programmes. Eva apprend ainsi dans un magazine l'existence d'Anne Frank, d&#233;niche le livre &#224; la biblioth&#232;que, puis se met en t&#234;te de &#171; tout savoir de la Shoah &#187;. A tel point que son p&#232;re h&#233;site &#224; la laisser faire : Eva a 10 ans !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Gis&#232;le George, la p&#233;dopsychiatre, souhaite pourtant mettre en garde les familles : &#171; C'est tr&#232;s dur d'&#234;tre &#224; la fois la maman et la ma&#238;tresse : si les attentes sont fortes et que l'enfant les d&#233;&#231;oit, il risque de penser qu'on ne l'aime plus. &#187; Un &#233;cueil auquel a beaucoup r&#233;fl&#233;chi Claudia. &#171; Je travaille sur moi pour n'avoir aucune attente envers mes filles. &#187; Elle cite un ouvrage de Jean Liedloff (2), une Am&#233;ricaine qui a &#233;tudi&#233; la mani&#232;re dont une tribu amazonienne &#233;duque ses enfants : &#171; Les m&#232;res Yecuana ne les f&#233;licitent pas. A la limite, cela signifierait qu'elles ne s'attendaient pas &#224; ce qu'ils r&#233;ussissent. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aucune difficult&#233; ne semble insurmontable aux familles, si ce n'est... ces fichus contr&#244;les de l'inspection ! Des histoires terribles circulent sur le Net, comme celle de cette m&#232;re suspect&#233;e de d&#233;rives sectaires parce qu'elle faisait du yoga ! On n'ose y croire, mais la lettre que Claire a re&#231;ue de l'inspection acad&#233;mique est, elle, bien r&#233;elle : on lui refuse l'instruction en famille au pr&#233;texte que sa fille de 7 ans atteint, en fin de CP, un niveau de lecture de milieu de CP ! De la part d'une institution qui envoie bon an mal an 15 % d'illettr&#233;s au coll&#232;ge, cela ne manque pas de sel ! &#171; L'&#233;cole n'a qu'une obligation de moyens. Nous, une obligation de r&#233;sultats &#187;, soupire Claire. Lisant la lettre, son mari, qui n'&#233;tait pas chaud au d&#233;part pour d&#233;scolariser les petites, s'est exclam&#233; : &#171; Mais ce pays est communiste ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'exemple am&#233;ricain&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En France, on pense volontiers que l'Etat fait mieux que l'individu, y compris en mati&#232;re d'&#233;ducation. Aux Etats-Unis, on fait davantage confiance &#224; la famille. Il y aurait 2 millions de home schoolers et pas seulement pour des motifs religieux. Des &#233;tudes ont montr&#233; que non seulement le quart de ces enfants avaient au moins un an d'avance sur les autres, mais que, contrairement &#224; leurs pairs scolaris&#233;s, leurs origines sociales ou ethniques ne pesaient pas sur leurs r&#233;sultats. En France, aucune &#233;tude &#224; ce jour. Pourtant, les solutions bricol&#233;es des &#171; non sco &#187; m&#233;ritent mieux que la suspicion de l'administration. Sandrine n'a pas son bac. Son a&#238;n&#233;e a appris &#224; lire dans une m&#233;thode Boscher, qualifi&#233;e de r&#233;actionnaire par les &#171; p&#233;dagos &#187;. Mais, pour les maths, Sandrine s'appuie sur une m&#233;thode canadienne tr&#232;s novatrice : &#171; On voit les enfants comprendre au fur et &#224; mesure, l'intelligence s'allumer dans leurs yeux. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, la journaliste, qui tous les matins abandonne la chair de sa chair aux griffes de l'institution scolaire, se rebiffe. Les m&#232;res n'ont-elles pas tout simplement le droit de souffler et de se d&#233;charger d'une partie de leurs responsabilit&#233;s ? Un tel sacerdoce n'est pas &#224; la port&#233;e de tous ! Val&#233;rie Vincent se r&#233;crie : &#171; Quel sacerdoce ? Je ne scolarise pas mes enfants parce que je les aime. &#187; Elle se reprend : &#171; Euh... Cela ne signifie pas que les autres ne les aiment pas ! &#187; On respire !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ils ne sont pas all&#233;s &#224; l'&#233;cole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Maud Fontenoy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier ouvrage : &#171; Le sel de la vie &#187; (Arthaud).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sept jours apr&#232;s sa naissance, Maud embarque &#224; bord d'une go&#233;lette avec ses parents et ses deux fr&#232;res pour un p&#233;riple de quinze ans, et sa scolarit&#233; se d&#233;roule par correspondance : &#171; Mon p&#232;re parfois blaguait : &quot;Attention ! si tu ne travailles pas, tu iras &#224; l'&#233;cole !&quot;, comme s'il s'agissait de la pire des punitions. Et c'est vrai qu'&#224; mon arriv&#233;e en terminale, ce fut un choc. L'&#233;cole &#233;tait l'inverse de tout ce que nous avions appris : la libert&#233;, l'autodiscipline, la responsabilit&#233;. Mon premier combat a &#233;t&#233; de r&#233;ussir mon bac. L'&#233;cole a refus&#233; de me pr&#233;senter et j'ai d&#251; m'inscrire en candidat libre. Je l'ai eu du premier coup. Plus tard, je me suis r&#233;concili&#233;e avec l'Education nationale. Mais, si j'ai des enfants, j'aimerais bien leur rendre le temps et l'amour que mes parents m'ont donn&#233;s. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christopher Paolini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Auteur de la trilogie &#171; Eragon &#187; (Editions Bayard).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le livre &#171; Eragon &#187;, une sorte de &#171; Seigneur des Anneaux &#187;, a &#233;t&#233; vendu &#224; 8 millions d'exemplaires dans le monde, traduit en une quarantaine de langues et adapt&#233; au cin&#233;ma. Il est pourtant sorti de l'imagination d'un Am&#233;ricain de... 15 ans qui n'a jamais mis les pieds &#224; l'&#233;cole. Dans cet ouvrage de presque 2 000 pages, Christopher Paolini invente une g&#233;ographie et pas moins de trois langues. &#171; Je ne sais pas si, &#224; la maison, on re&#231;oit une meilleure &#233;ducation qu'&#224; l'&#233;cole, a-t-il expliqu&#233; &#224; des fans qui l'interrogeaient. Mais le fait est que cela m'a laiss&#233; du temps pour &#233;crire. &#187; Certes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Gilles de Gennes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prix Nobel de physique 1991, mort en 2007.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De sant&#233; fragile, le futur prix Nobel de physique ne met pas les pieds &#224; l'&#233;cole avant la 5e. Plus tard, sa m&#232;re le retire du lyc&#233;e durant un an pour &#171; parfaire [son] &#233;ducation au Louvre &#187;. Tout cela ne l'emp&#234;che pas d'entrer &#224; l'Ecole normale sup&#233;rieure. D'o&#249; sa proposition d&#233;coiffante de r&#233;forme de l'Education nationale : &#171; Je me pose parfois s&#233;rieusement la question de savoir si, actuellement, &#224; nombre d'enseignants &#233;gal [...] il ne serait pas pr&#233;f&#233;rable de prendre les gens individuellement une heure ou deux par jour, [...] plut&#244;t que de soumettre chaque gamin &#224; la moulinette de la classe. [...] &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sanseverino&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chanteur. Dernier album : &#171; Exactement &#187; (Columbia/Sony).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; En raison du travail de mon p&#232;re, nous devions d&#233;m&#233;nager tous les ans, pour la Bulgarie, la Nouvelle-Z&#233;lande... Ma scolarit&#233; primaire a donc &#233;t&#233; agit&#233;e. En g&#233;n&#233;ral, je quittais la classe en mars-avril et reprenais en novembre. J'ai aussi fait tout mon CM2 par correspondance. &#199;a a l'air boh&#232;me comme &#231;a, mais ma m&#232;re &#233;tait tr&#232;s s&#233;rieuse. Elle me faisait bosser comme un dingue ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 COMMENTAIRE(S)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Bertrand&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interrogations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;dimanche 27 janvier | 19:09&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonsoir Ghislaine, L'IEF ? Je sais dans l'EN nous avons beaucoup de sigles, mais celui-ci ne m'est pas familier. Instruire en famille... En ce qui concerne les m&#233;thodes, il y en a autant qu'il y de porteurs de savoir... et toutes ne se valent pas. Qu'est-ce qu'instruire, ou l'instruction, est-ce un pr&#233;ceptorat ? L'&#233;ducation n'est pas instruction, l'instruction c'est apprendre ce qu'il est utile de &quot;savoir&quot;. Le savoir n'est pas la connaissance dans le sens de &quot;na&#238;tre ensemble&quot; &#224; quelque chose, etc., d&#233;bat sans fin ! Les programmes nationaux ont mis un si&#232;cle &#224; &#234;tre formalis&#233;s... Car si chacun fait comme il veut, point besoin de nation, surtout dans l'esprit individualiste qui r&#232;gne actuellement... Chacun pour soi et Dieu pour tous. Euh, je veux dire pour personne. Le socle commun, terme en cours, Loi Fillon, m&#234;me s'il peut para&#238;tre &quot;faible&quot;, permet de consolider cette culture commune de la langue et des connaissances. Oui, l'&#233;cole est violente, mais la vie, dans un syt&#232;me &#233;conomique lib&#233;ral violent, est confrontation permanente &#224; cette violence. L'isolement, entra&#238;ne un effondrement des valeurs humaines, et le bouclier familial ne peut que construire un rempart contre le corps social. Oui, l'&#233;cole est imparfaite mais la famille aussi, car nous sommes avant tout des humains. L'&#233;cole a une fonction normative, mais elle a aussi un fonction int&#233;grative... Voir pour certains enfants handicap&#233;s ! Cela n&#233;cessite une abn&#233;gation forte de la part des enseignants, car cela n'&#233;tait pas pr&#233;vu dans leur fonction au d&#233;part...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ghislaine&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;
L'IEF est pour tout le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;dimanche 27 janvier | 16:21&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bertrand, tu fais l&#224; une r&#233;flexion que j'ai beaucoup entendue et qui, excuse-moi, est parfaitement fausse. Les diff&#233;rentes fa&#231;ons de pratiquer l'&#233;cole &#224; la maison et les multitudes de m&#233;thodes permettent &#224; tous ceux qui le souhaitent de le faire. Nous, nous sommes relativement tranquilles avec 1500 euros pas mois et 2 enfants. Je connais des personnes qui ont 2000 euros par mois et 9 enfants avec 3 en IEF et ils s'en sortent. Dans notre association de parents instruisant en famille, il y a des mamans qui n'ont que le niveau 3e et d'autres des bacs ++, et tous ces enfants passent les contr&#244;les. Il ne s'agit pas pour le parent de donner son savoir personnel mais d'accompagner son enfant dans l'apprentissage des savoirs. L'&#233;cole ne voit, dans sa grande majorit&#233;, que par l'enseignement transmissif : &quot;je sais, je te donne, tu apprends&quot;, et c'est tout ! Alors qu'il existe bien d'autres mani&#232;res d'apprendre beaucoup plus int&#233;ressantes et efficaces. Je dirai que les seules qualit&#233;s &#224; avoir sont la patience et l'&#233;coute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Bertrand&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention aux chiffres et &#224; l'auto-persuasion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;dimanche 27 janvier | 10:21&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;cole &#224; la maison c'est pour des parents &quot;intelligents&quot; dipl&#244;m&#233;s, ayant les moyens de soutenir leurs interrogations. Tout d&#233;pend d'o&#249; l'on parle. Un enseignant trouvera toujours &#224; appuyer son attitude tout en critiquant l'institution. Les parents eux trouverons dans leurs attitudes, une apologie de la cr&#233;ation et de l'expression personnelle. Les libres enfants de Summerhill m'ont toujours guid&#233;s dans ma r&#233;flexion sur le syst&#232;me &#233;ducatif. Eh j'ai un statut d'enseignant, cela ne m'emp&#234;che pas d'avoir &#224; critiquer et &#224; faire &#233;voluer le syst&#232;me. Pour ce qui est du CNED pour les 9 500 enfants , il s'agit pour l'essentiel des enfants des gens du voyage... qui ont trouv&#233; l&#224; un moyen d'&#233;chapper au syst&#232;me contraignant et excluant ! En toute affirmation il y a une part de v&#233;rit&#233;... L'&#233;cole existe surtout pour ceux qui n'ont pas les moyens (financiers, intellectuels, culturels...) pour leurs enfants ; et permet ainsi &#224; un grand nombre d'avoir acc&#232;s &#224; ce minimum de &quot;bagages&quot;, sans doute trop minimum, mais que se passerait-il sans l'&#233;cole pour ces enfants !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Alba&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;samedi 26 janvier | 22:42&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma fille a commenc&#233; l'&#233;cole primaire en France en 2005 directement par le CE1 car nous vivions auparavant &#224; l'&#233;tranger. Si elle a un peu &#8220;tir&#233; la langue&#8221; au d&#233;but, depuis son CE2 elle est parmi les meilleurs &#233;l&#233;ments de sa classe et elle va tr&#232;s volontiers &#224; l'&#233;cole. Cependant, j'ai constamment le sentiment que le temps qu'elle y passe pourrait &#234;tre beaucoup plus enrichissant. De plus, cet automne j'ai fait la triste exp&#233;rience du &#8220;mur&#8221; enseignant : son instituteur comp&#233;tent et consciencieux mais manquant d'autorit&#233; vis &#224; vis de quelques &#8220;durs&#8221; infligeait des punitions collectives &#224; sa classe quand il perdait les p&#233;dales. Je lui ai clairement exprim&#233; mon d&#233;saccord et il s'est plaint que j'en &#8220;rajoute une couche&#8221;. J'ai alors essay&#233; de parler de ce probl&#232;me avec la directrice qui n'a pas daign&#233; me recevoir et il a alors fallu que je contacte l'inspecteur pour que ce soit enfin r&#233;gl&#233;. Pourquoi ce refus de reconna&#238;tre une situation d'&#233;chec ? Pourquoi ces blocages ? Dans mon enfance, j'avais souvent eu des appr&#233;ciations du genre &#8220;Peut mieux faire&#8221; et je n'admets pas que, en tant que parent, je ne puisse pas en dire autant &#224; un enseignant. Mon analyse est que, l'&#233;cole R&#233;publicaine ayant longtemps &#233;t&#233; en concurrence avec la Catholique, les instituteurs ont fini par prendre le travers des cur&#233;s : se croire infaillibles. Si j'envoie aujourd'hui mon enfant &#224; l'&#233;cole c'est avant tout pour qu'elle puisse faire partie d'un groupe mais si un jour elle ne souhaitais plus y aller je pense que je n'insisterais pas une seconde ! Autrement, en voyant toutes les bonnes choses que font les &#233;ducateurs du centre de loisirs de notre commune, je me dis qu'ils feraient un bien meilleur travail s'ils pouvaient remplacer les instituteurs... Qu'en pensez vous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;JACKY&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Posts exemplaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;samedi 26 janvier | 22:18&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re chose qu'il me pla&#238;t de souligner, c'est la tenue exemplaire des messages ayant trait &#224; cette question. Merci &#224; tous, sans oublier Le Point qui se fait l'&#233;cho de ce probl&#232;me. J'ai appr&#233;ci&#233; l'article et les commentaires qu'il a suscit&#233;. J'ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Et pour une fois qu'il n'est pas question de politique st&#233;rile, &#231;a fait du bien. Merci &#224; tous encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Papy Paul&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;
Merci M. Kamil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;samedi 26 janvier | 12:00&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; prof comme mon &#233;pouse et mes enfants... et pourtant j'enrage de voir mon petit fils perdre son temps et se d&#233;go&#251;ter d'apprendre parce que cette ann&#233;e il est tomb&#233;e sur la pire enseignante de son &#233;cole. D&#233;j&#224;, il y a pr&#232;s de cinquante ans, mon prof de psychop&#233;dagogie, adepte de Freinet, nous expliquait comment l'&#233;cole r&#233;ussit &#224; tuer la cr&#233;ativit&#233; et la curiosit&#233; des enfants d&#232;s leur plus jeune &#226;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Bertelsmeier, Cleo&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tudiante de biologie (Universit&#233; d'Oxford)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;samedi 26 janvier | 01:50&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les enfants sont curieux, ils aiment les histoires et les d&#233;couvertes. Ils posent mille questions- tous les jours. Jusqu'&#224; ce qu'ils entrent &#224; l'&#233;cole. Pourquoi tout d'un coup les &#233;l&#232;ves se d&#233;sint&#233;ressent &#224; tout ? C'est parce que l'&#233;cole fait un effort consid&#233;rable pour les d&#233;go&#251;ter. Rien que la mani&#232;re d'enseigner m'a fait beaucoup souffrir : dans mes yeux l'&#233;cole &#233;tait autoritaire, ennuyeuse, anti-cr&#233;ative. C'est une &#233;ducation au conformisme. Il faut &#234;tre d'accord avec l'opinion de l'enseignant, il n'y a pas la place pour s'exprimer. Je n'avais pas l'impression que mes enseignants m'apercevaient comme un individu qui peut avoir des id&#233;es originales. Ma prof d'histoire g&#233;o disait toujours &#171; Un &#233;l&#232;ve qui parle, c'est du temps perdu &#187;. Moi, je pense que c'est le contraire : il faudrait encourager les enfants &#224; d&#233;velopper leurs id&#233;es et &#224; creuser les sujets qui les int&#233;ressent. C'est gr&#226;ce &#224; mes exp&#233;riences de chimie chez moi &#224; la maison et aux livres scientifiques que mes parents m'ont achet&#233;s que j'ai entretenu ma passion pour les sciences. J'aurais aim&#233; d&#232;s le d&#233;part qu'on me laisse faire mes exp&#233;riences et lire mes livres sans me forcer &#224; suivre un rythme scolaire. Je suffoquais &#224; l'&#233;cole et je perdais mon temps. Et pour ce qui est de l'int&#233;gration des enfants dans la soci&#233;t&#233; : qui dit que les enfants scolaris&#233;s ont automatiquement des amis ? Dans chaque classe il y a au moins deux &#224; trois enfants qui sont exclus du &#171; groupe &#187;. Souvent parce qu'ils sont l&#233;g&#232;rement diff&#233;rents : ils ne portent pas les &#171; bons &#187; v&#234;tements ou n'ont pas vu une certaine &#233;mission de t&#233;l&#233; ou sont gros ou &#8230;bref, il y a mille raisons pourquoi quelqu'un se retrouve dans une position de &#171; outsider &#187;. Ces enfants sont tr&#232;s tr&#232;s malheureux et doivent passer toute leur journ&#233;e avec ce m&#234;me groupe d'&#233;l&#232;ves. Un enfant non-scolaris&#233; n'est pas enferm&#233; comme cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Fadel Kamil&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Responsable du d&#233;partement Physique Palais de la d&#233;couverte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 20:23&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;cole a &#233;t&#233; pour moi un lieu profond&#233;ment ennuyeux o&#249; j'estimais que je perdais mon temps... ou plut&#244;t : on me le volait. Quel cauchemar tous les matins au r&#233;veil que de se dire : et une journ&#233;e de perdue de plus qui commence. Le pire : j'adorais les sciences, les exp&#233;riences, la lecture... mais &#224; l'&#233;cole tout cela &#233;tait si rebutant et les sciences que j'aimais pourtant particuli&#232;rement me paraissaient tellement ennuyeuses et surtout incompr&#233;hensibles ! Chez moi, &#224; travers mes lectures et mes exp&#233;riences, je me passionnais pour les sciences ; l'&#233;cole a tout fait pour m'en d&#233;go&#251;ter. Elle n'a pas r&#233;ussi. Heureusement qu'il y avait la maison ! En ce qui me concerne, &quot;donner go&#251;t &#224;&quot; a sans doute &#233;t&#233; LE point sur lequel l'&#233;cole a r&#233;ussi le mieux &#224; &#233;chouer ; elle m'a d&#233;go&#251;t&#233; de tout. Mais en interne, je sentais, je savais que plein de choses m'int&#233;ressaient. Cette flamme qui m'animait et que l'&#233;cole cherchait &#224; &#233;teindre &#224; travers toutes les obligations, les sanctions, les menaces, les notes, les contr&#244;les, les ordres, les devoirs... fais ceci, fais cela... m'a permis d'avancer malgr&#233; tout en contre courant. Mais j'estime que j'en ai bav&#233;, moi qui m&#233;ritais mieux puisque je m'int&#233;ressais &#224; tout. Apr&#232;s la classe de premi&#232;re, j'ai pu enfin me lib&#233;rer de l'emprise scolaire : zou l'&#233;cole ! J'ai pass&#233; le bac en candidat libre avec succ&#232;s, sans cours par correspondance : quel plaisir que d'&#233;tudier enfin ce que l'on veut, quand on veut, sans avoir de compte &#224; rendre &#224; une structure ou &#224; un individu qui impose quasiment tout. Je ne crois pas qu'il soit possible d'&#233;tudier efficacement, c'est &#224; dire en prenant plaisir, si on est sous contrainte. Par ailleurs, le Palais de la d&#233;couverte a &#233;t&#233; pour moi un endroit magnifique pour entretenir mon go&#251;t pour les sciences face aux incessantes tentatives de l'&#233;cole de m'en rebuter. Un tr&#232;s grand physiologiste am&#233;ricain, Knut Schmidt Nielsen, dit : &quot;le r&#244;le principal de l'&#233;cole consiste &#224; inculquer un grand nombre de faits aux enfants afin qu'ils cessent de poser des questions. Ceux avec qui l'&#233;cole &#233;choue deviennent des scientifiques.&quot; Je me reconnais tout &#224; fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ghislaine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fi maths&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 15:32&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'en suis pas s&#251;r mais il s'agit sans doute de la m&#233;thode des fr&#232;res Lyons, d&#233;fimath&#233;matiques. M&#233;thodes ludique et compl&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;VARLOT&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maths m&#233;thode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 15:06&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, pour les maths, Sandrine s'appuie sur une m&#233;thode canadienne tr&#232;s novatrice : &quot;On voit les enfants comprendre au fur et &#224; mesure, l'intelligence s'allumer dans leurs yeux.&quot; Quelle est cette m&#233;thode ? Merci de m'aider.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ghislaine&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Non, l'&#233;cole n'est pas obligatoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 14:07&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas l'&#233;cole qui est obligatoire, c'est l'instruction. L'instruction en famille est l&#233;gale et est un droit constitutionnel. Quant &#224; cette sacro-sainte &quot;&#233;cole r&#233;publicaine &quot;, existe-t-elle ailleurs que dans les esprits ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;malave&lt;/i&gt;
&lt;strong&gt;
Inqui&#233;tude ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 11:23&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne comprends pas cette inqui&#233;tude de la p&#233;dopsychiatre : &quot;Les sports, les copains que se font ces enfants sont forc&#233;ment choisis par les parents.&quot; Cette inqui&#233;tude part d'une affirmation &#233;rron&#233;e. Les enfants choisissent leurs activit&#233;s, tout comme le font les enfants scolaris&#233;s. Et les enfants lient des amiti&#233;s au sein de ces activit&#233;s tout comme les autres. O&#249; est le probl&#232;me et de quoi peut-on s'inqui&#233;ter ? Au moins, ils trouvent tr&#232;s vite des amis qui ont les m&#234;mes affinit&#233;s qu'eux et cela renforce l'amiti&#233;. Ne vous inqui&#233;tez pas !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Rodenberry&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Singularit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 08:48&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probleme pos&#233; ici est celui de la massification, processus catastrophique (acculturation, nivellement par le bas, populisme industriel) qui ne prend pas en compte la singularit&#233; de l'individu. Le &quot;homeschooling&quot; ou le &quot;unschooling&quot; sont probablement mieux adapt&#233;s aux mutations au XXIe si&#232;cle vers l'&#226;ge de l'information.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;le G&#244;ne&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et la loi de la R&#233;publique !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 07:55&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;cole n'est-elle pas &quot;la&#239;que et obligatoire&quot;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;maille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Attentes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vendredi 25 janvier | 03:43&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne comprends pas le point de vue de la p&#233;dopsychiatre : en quoi les enfants scolaris&#233;s seraient-ils pr&#233;serv&#233;s des &quot;attentes&quot; de leurs parents ? Ne p&#232;se-t-il pas sur eux une intense attente de r&#233;sultats scolaires, au contraire ? Tr&#232;s bel article par ailleurs, f&#233;licitations !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ghislaine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question du choix&lt;/p&gt; &lt;p&gt;jeudi 24 janvier | 21:48&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes enfants re&#231;oivent une instruction en famille et c'est en tant que maman en IEF que j'interviens. L'instruction en famille (IEF) ne doit pas &#234;tre vue comme un mode d'instruction en opposition &#224; l'&#233;cole. Beaucoup de familles pratiquant l'IEF revendiquent en fait leur droit &#224; choisir le mode d'instruction qui leur semble le plus appropri&#233; pour leurs enfants. Les familles en IEF que je c&#244;toie et moi-m&#234;me comprenons parfaitement que si l'&#233;cole n'est pas adapt&#233;e &#224; tous, l'IEF non plus ne l'est pas. Le plus important est d'apporter &#224; nos enfants ce qui nous semble &#234;tre la meilleure instruction possible en fonction de nos modes de vie. Une instruction en famille par une m&#232;re ou un p&#232;re qui ne se sentirait pas &#224; l'aise pourrait avoir des cons&#233;quences n&#233;fastes pour toute la famille. Pour r&#233;pondre &#224; Gis&#232;le Gorg&#233; pour qui j'ai beaucoup de respect, je lui demanderais en quoi les enfants qui vont &#224; l'&#233;cole ont plus de libert&#233; dans le choix leurs copains. Est-ce qu'ils choisissent la classe dans laquelle ils iront ? D&#233;cident-ils de qui sera inscrit dans telle activit&#233; ? D&#233;cident-ils de qui vivra dans leur quartier ? Non, bien s&#251;r. Un enfant en IEF se fait des copains dans son quartier, dans ses activit&#233;s... Tout comme n'importe quel enfant. &#202;tre en IEF ne signifie pas rester constamment en pr&#233;sence de ses parents. Il existe beaucoup de pr&#233;jug&#233;s concernant l'IEF et la r&#233;alit&#233; est que trop peu de gens savent ce que c'est r&#233;ellement. Les parents pratiquant l'instruction en famille sont comme les autres parents, nous tentons de faire ce qui est le mieux pour nos enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Val&#233;rie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chiffres&lt;/p&gt; &lt;p&gt;jeudi 24 janvier | 16:30&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chiffres du Cned sont plus &#233;lev&#233;s... de l'ordre de 20 000. Dans les &#233;coles priv&#233;es, c'est de l'ordre de 7 000 enfants. Si l'on compte les &#233;l&#232;ves du Cned de plus de 16 ans, c'est 20 000 de plus. Je voudrais ajouter que je sais &#233;galement &quot;souffler&quot; ou plut&#244;t profiter de ma vie de femme amplement de m&#234;me que mes enfants savent &#233;galement prendre leurs responsabilit&#233;s et donc se prendre en charge... Et je ne veux pas dire ainsi que les enfants scolaris&#233;s ne peuvent, eux, se prendre en charge). Je raconte seulement ce que je vis et comment je le vis... sans comparaison). Le but n'est pas de ne pas faire comme et en l'occurrence ici l'&#233;cole, mais de vivre ma vie pour et en fonction de tel ou tel projet. L'instruction en famille est un choix d'instruction au m&#234;me titre que l'instruction en &#233;tablissements scolaires. Ce n'est pas un choix par d&#233;faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.lepoint.fr/content/societe/article?id=220144' class='spip_out'&gt;article dans le point&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Interception- une emission sur l'&#233;cole &#224; la maison</title>
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		<description>L'&#233;cole casani&#232;re Pour &#233;couter l'&#233;mission Contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue, l'&#233;cole n'est pas obligatoire en France. Ce qui l'est en revanche, c'est l'instruction. Le ph&#233;nom&#232;ne reste marginal et il est s&#233;v&#232;rement encadr&#233; par l'&#233;ducation nationale, mais il existe : 3000 enfants de 6 &#224; 16 ans sont instruits &#224; la maison, par leur parents. Margot 10 ans et Jos&#233;phine 7 ans ne sont jamais all&#233;es &#224; l'&#233;cole. Leur vie est rythm&#233;e par de (...)

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;cole casani&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/' class='spip_out'&gt;Pour &#233;couter l'&#233;mission&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue, l'&#233;cole n'est pas obligatoire en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui l'est en revanche, c'est l'instruction. Le ph&#233;nom&#232;ne reste marginal et il est s&#233;v&#232;rement encadr&#233; par l'&#233;ducation nationale, mais il existe : 3000 enfants de 6 &#224; 16 ans sont instruits &#224; la maison, par leur parents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Margot 10 ans et Jos&#233;phine 7 ans ne sont jamais all&#233;es &#224; l'&#233;cole. Leur vie est rythm&#233;e par de nombreuses activit&#233;s et les apprentissages assur&#233;s par leur maman Fabienne. Sans obligation scolaire, la famille partage son temps entre la Corr&#232;ze et Paris o&#249; le papa, Victor est restaurateur. Un choix de vie dict&#233; par un constat : je n'ai rien retenu de ce que j'avais appris &#224; l'&#233;cole dit la maman. Anne en revanche n'a pas eu le choix : sa fille Neil a d&#233;velopp&#233; une phobie de l'&#233;cole, d&#232;s le CP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui contr&#244;le et comment grandissent ces enfants ? Sonia Bourhan a aussi rencontr&#233; un inspecteur d'acad&#233;mie, ainsi que Lelio, 17 ans. Il pr&#233;pare le bac et l'avoue : sans formatage, pour r&#233;ussir aux examens, c'est tr&#232;s difficile !&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Livres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ivan Illich-
Une soci&#233;t&#233; sans &#233;cole
&lt;/strong&gt;
L'&#233;cole obligatoire, la scolarit&#233; prolong&#233;e, la course aux dipl&#244;mes, sont selon l'auteur de faux progr&#232;s qui consistent &#224; produire des &#233;l&#232;ves dociles, pr&#234;ts &#224; consommer des programmes et &#224; ob&#233;ir aux institutions. Alors que l'&#233;cole devrait, pour Ivan Illich, devenir le principal lieu d'une rupture avec le conformisme&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#233;diteur : Seuil
parution : 1971&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Catherine Baker-
Insoumission &#224; l'&#233;cole obligatoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir refus&#233; de &quot;mettre&quot; sa fille &#224; l'&#233;cole, Catherine Baker &#233;crit ce livre pour lui expliquer ses choix. Si l'&#233;cole est la premi&#232;re cible de l'auteur, ses attaques portent &#233;galement sur ce qu'elle appelle la domination adulte et, au-del&#224;, l'asservissement social et la gestion des individus&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#233;diteur : Tahin Party
parution : octobre 2006
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous la direction de Leslie Safran Barson
Apprentissage auto-g&#233;r&#233; et instruction &#224; la maison : une perspective europ&#233;enne&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un livre r&#233;cent, autopubli&#233; et facile &#224; lire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;en vente aupr&#232;s de barsac@lesenfantsdabord.org
&#233;diteur : Educational Heretics Press
parution : 2006
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jan Hunt-
La v&#233;ritable nature de l'enfant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet ouvrage est un recueil de chroniques &#233;crites par Jan Hunt entre 1989 et 1999 pour le magazine canadien Natural Life. Elle y aborde des th&#232;mes de la vie quotidienne aussi vari&#233;s que l'usage du berceau, les relations au personnel soignant, les r&#233;compenses, les punitions, les pleurs et les apprentissages autonomes hors &#233;cole
&lt;i&gt;
&#233;diteur : Editions l'Instant pr&#233;sent&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Article de presse dans la &quot;montagne&quot;</title>
		<link>http://www.ecole-en-pyjama.net/Article-de-presse-dans-la-montagne.html</link>
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		<dc:date>2007-09-28T10:48:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>veronik</dc:creator>



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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_202 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.ecole-en-pyjama.net/local/cache-vignettes/L500xH373/articlenonsco-a9a8e.jpg' width='500' height='373' alt=&quot;&quot; style='height:373px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vid&#233;os sur la non sco </title>
		<link>http://www.ecole-en-pyjama.net/Videos-sur-la-non-sco.html</link>
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		<description>Chez M&#233;lodie et Thibault Chez Val&#233;rie Chez Laurence et Patrice Chez Anne et Neel Chez Claire

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&lt;a href="http://www.ecole-en-pyjama.net/-Dans-la-presse-.html" rel="directory"&gt;Dans la presse&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='http://nonsco.free.fr/video/six%20minutes%2011%20sept%202007%20melodie%20et%20thibault%20Ain.htm' class='spip_out'&gt;Chez M&#233;lodie et Thibault&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://nonsco.free.fr/video/valerie20070913france2jtde20h.htm' class='spip_out'&gt;Chez Val&#233;rie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://nonsco.free.fr/video/laurenceetpatricemontargis20070913france3centrejt1920.htm' class='spip_out'&gt;Chez Laurence et Patrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://nonsco.free.fr/video/Anne%20et%20Neel%20(poissy)%20-09-15%20%20France%203%20-%20JT%2019%2020.htm' class='spip_out'&gt;Chez Anne et Neel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://nonsco.free.fr/video/France%203%20Paris%20chez%20Claudia%2012092007.htm' class='spip_out'&gt;Chez Claire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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